G7 : malgré l’indécision des Etats-Unis, les décideurs du monde soutiennent l’Accord de Paris

Lors du dernier G7, les décideurs du monde ont soutenu l'Accord de Paris.<br />© Global Warming Images / WWF

Six des plus grandes puissances économiques, réunies à l’occasion du G7 en Italie, ont réaffirmé leur soutien à l’Accord de Paris et à sa mise en œuvre.

Si les décideurs politiques sont parvenus à un consensus sur la nécessité de tirer parti des opportunités économiques et en matière de création d’emplois qu’offre la transition énergétique et sur le besoin de soutenir les pays en développement, les Etats-Unis ont retardé leur annonce sur la poursuite de leur adhésion à l’Accord de Paris.

I will make my final decision on the Paris Accord next week!

— Donald J. Trump (@realDonaldTrump) 27 mai 2017

« Les décideurs politiques des six plus grandes puissances économiques du monde ont clairement affirmé que le changement climatique reste une priorité mondiale et ont fait part de leur engagement pour mettre en œuvre l’Accord de Paris et accélérer l’action climatique. C’est encourageant même si les Etats-Unis sont toujours indécis. Les pays du G7 ont reconnu les co-bénéfices qu’implique la transition vers un avenir énergétique propre et durable : la création d’emplois, les opportunités en matière d’innovation et de croissance. Leur engagement pour soutenir les pays en développement est critique pour maintenir la hausse du réchauffement climatique sous la barre des 1,5°C. Ils doivent garder cet état d’esprit pour le G20 qui aura lieu en juillet en Allemagne. »
Manuel Pulgar-Vidal, directeur du programme international Climat et Energie au WWF
 

As #G7 ends, world leaders send strong signal on #climateaction despite uncertain US https://t.co/Zv8So1tB0V @manupulgarvidal @WWFitalia pic.twitter.com/4qgE8uweAe

— WWF Climate & Energy (@climateWWF) 27 mai 2017

« Pour son premier déplacement à l’étranger, le président Trump a trouvé un monde uni, des plus grandes puissances économiques au Pape François, pour lutter contre le changement climatique et pour soutenir l’Accord de Paris. Il est profondément troublant que les Etats-Unis ne se joignent pas aux décideurs du monde pour entériner l’Accord de Paris, en particulier à la lumière du soutien massif pour l’Accord exprimé par les acteurs majeurs de l’économie américaine parmi lesquels plus de 1000 petites et grandes entreprises américaines. Il est plus évident que jamais que les entreprises, les Etats, les universités et les villes américaines ont repris le flambeau du leadership sur le climat : 3 millions d’Américains sont employés par le secteur économique de la transition énergétique et que les emplois dans les secteurs du solaire et de l’éolien ont augmenté 12 fois plus vite que la moyenne nationale. Cependant, les dernières solutions aux crises mondiales ont toujours requis un leadership politique clair et nous encourageons fortement l’administration Trump à prendre des décisions pour participer pleinement à la mise en œuvre de l’Accord de Paris. L’avenir de l’économie américaine et la sécurité mondiale ne peuvent pas se permettre que les Etats-Unis fassent marche arrière face aux progrès réalisés ces dernières années. »
Lou Leonard, Vice président du WWF US sur l’énergie et le climat

« Nous reconnaissons le leadership et la détermination de la présidence italienne et des pays européens pour maintenir le climat en haut de l’agenda politique international : le communiqué final du G7 est un signe qu’ils sont parvenus à un consensus sur les réalités et les opportunités de la transition énergétique. L’impact du changement climatique constitue une question plus urgente que jamais. Chaque pays a la responsabilité morale d’agir. Nous saluons le soutien apporté par la présidence italienne et les autres pays à l’Accord de Paris ; ils ont fait preuve d’un esprit de collaboration et n’ont pas renoncé à leurs principes et à leur volonté d’agir maintenant. Désormais, nous appelons le gouvernement italien à faire preuve de courage et de détermination en matière de lutte contre le changement climatique, sur son territoire et au sein de l’UE. C’est un devoir envers les citoyens et les générations futures. »
Gaetano Benedetto, directeur du WWF Italie
 

6/7 #G7Taormina leaders agree that #climatechange is a priority for humanity & the planet. The 7th is beginning to wonder…and rightly so! pic.twitter.com/xJeot6ZpsM

— Marco Lambertini (@WWF_DG) 27 mai 2017

« Le G7 qui vient s’achever en Italie confirme l’isolement des Etats-Unis sur le sujet du climat et démontre que le monde reste uni et continue d’avancer. Les pays n’ont pas rejoint l’Accord de Paris pour faire plaisir à Barack Obama. Ils n’en sortiront pas pour faire plaisir à Donald Trump ! »
Pascal Canfin, Directeur général du WWF France

Léopards des neiges sous haute surveillance

Le léopard des neiges, Panthera uncia, est l'un des principaux prédateurs de l'écosystème montagneux de Mongolie et d'Asie centrale.<br />© Klein & Hubert / WWF

Au Népal, dans l’aire protégée de Kanchenjunga, un quatrième léopard des neiges vient de se faire poser un collier GPS. Ces satellites devraient permettre d’améliorer nos connaissances sur l’espèce et donc, de mieux la protéger.

 

Espèce traquée

Le léopard des neiges, Panthera uncia, est l’un des principaux prédateurs de l’écosystème montagneux de Mongolie et d’Asie centrale. On le surnomme le « fantôme des montagnes » car il se laisse rarement approcher par les humains. Et pour cause ! L’homme demeure son principal ennemi.

Présent dans 12 pays, le félin est menacé dans chacun d’entre eux. On estime que l’espèce ne compte pas plus de 4 000 individus à l’état sauvage et leur nombre ne cesse de décroître. C’est à l’attrait de sa fourrure, ainsi qu’à celui de ses os, utilisés en médecine chinoise, que le fauve doit son déclin. Mais aussi, de façon plus générale, à la dégradation de son habitat naturel sur lequel l’homme empiète de plus en plus et à l’accroissement des conflits avec les communautés locales. Comme ses proies sont de moins en moins nombreuses sous l’effet du braconnage, le léopard des neiges attaque les animaux d’élevage et est tué à son tour par des éleveurs contraints de protéger leurs bêtes.

 

Protéger le félin en préservant son habitat naturel

En 2013, avec la Déclaration Bichkek en faveur de la protection du léopard des neiges et du programme global de protection du léopard des neiges, les représentants de 12 Etats de l’Asie centrale et de l’Asie du Sud ont pris l’engagement historique de protéger le félin tacheté ainsi que son habitat, les massifs montagneux de l’Asie.

L’objectif de cette initiative : protéger une vingtaine de zones contenant plus d’une centaine d’adultes reproducteurs tout en faisant la promotion d’activités économiques compatibles avec la présence du léopard des neiges.

Si depuis plusieurs années, le WWF soutient un ensemble de projets visant à sauvegarder le félin en Asie centrale, et lutte plus particulièrement contre le fléau du braconnage, en 2015 il adopte un plan d’action spécifique définissant sa propre contribution à l’initiative mondiale approuvée par les pays où vivent les léopards des neiges pour sauver l’espèce et préserver les écosystèmes de haute montagne dont elle dépend.

 

 

Connectés donc mieux protégés

En 2013, le WWF apporte son soutien au gouvernement du Népal pour équiper le tout premier léopard des neiges d’un collier satellite. L’objectif ? Suivre les déplacements du félin pour permettre une surveillance à court terme de l’animal et contribuer à long terme à la protection de son habitat.

Evoluant dans des milieux peu accessibles, les léopards des neiges sont des créatures insaisissables, particulièrement difficiles à observer. Cette technologie devrait permettre de récolter des données précieuses sur les comportements de l’animal et ainsi mieux orienter nos stratégies de conservation à destination de l’espèce. Fort de ce constat, ce sont trois autres félins qui ont été équipés de colliers GPS, dont le dernier, tout récemment, au début du mois de mai. Il s’agit d’une femelle de 2 ans, Yalung, surnommée ainsi par les populations locales en hommage à un site naturel tout proche affublé du même nom et qui devrait bientôt devenir un site d’écotourisme où les visiteurs pourront observer le félin dans son milieu naturel sans nuire ni à l’espèce ni à son habitat.
 

Nicolas Hulot, ministre d’Etat de la transition écologique et solidaire

Nicolas Hulot, ministre d'Etat de la transition écologique et solidaire<br />© MARGOT LHERMITTE

Le WWF France salue la nomination de Nicolas Hulot, homme de la société civile qui a largement contribué à la prise de conscience écologique en France et a déjà démontré qu’il était capable de faire bouger les lignes, comme ministre d’Etat de la transition écologique et solidaire.

Le WWF France se montrera à la fois constructif et exigeant à l’égard de Nicolas Hulot et du gouvernement qu’il rejoint. L’urgence écologique l’exige, la majorité culturelle le permet. En France, 87% des citoyens se disent préoccupés par la protection de l’environnement, 53% souhaitent une législation plus stricte contre les voitures diesel et 3 sur 4 sont pour la réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité en France de 75% à 50% en 2025.

Le WWF France sera particulièrement attentif à plusieurs grands chantiers qui attendent déjà le ministre et son gouvernement :

  • la mise en œuvre de l’Accord de Paris et la volonté de la France à endosser le leadership sur la scène européenne et internationale;

  • la nomination rapide d’un médiateur sur le dossier Notre Dame des Landes pour analyser les alternatives à la construction de l’aéroport;

  • le maintien des objectifs de la loi sur la transition énergétique et leur mise en oeuvre, qui passe notamment par la mise en place de contrat de transition écologique pour les salariés qui seront concernés par les fermetures de centrales;

  • l’organisation rapide d’un Grenelle de l’agriculture et de l’alimentation car notre alimentation, nos paysages et l’avenir de nos emplois agricoles sont un élément clé de notre contrat social.

En rejoignant le gouvernement d’Emmanuel Macron, Nicolas Hulot fait aujourd’hui le pari de peser de l’intérieur.

Le WWF France espère que ce pari sera payant, le périmètre et l’intitulé de son ministère ainsi que son rang protocolaire le placent au cœur de l’action du gouvernement.

Le retour des antilopes saïga

Portrait d'une antilope Saïga femelle<br />© Wild Wonders of Europe / Igor Shpilenok / WWFGrâce notamment à l’action du WWF en Mongolie, la population d’antilopes saïga, espèce nomade qui peuple les steppes de l’ouest de la Mongolie jusqu’à la partie russe de la mer Caspienne, est passée de 750 en 2002 à plus de 15 000 individus l’année dernière.
 

Une espèce menacée

A la fin du siècle dernier, l’IUCN classe la population du saïga en « danger critique d’extinction » car elle ne compte déjà plus que 50 000 animaux contre près de 2 millions  dans les années 1950. En cause, la perte d’habitat liée à l’extension agricole, les hivers trop rigoureux et les étés sans eau, mais aussi le braconnage. Si les deux sexes sont chassés pour la viande, les mâles sont aussi tués pour la vente de leurs cornes, utilisées principalement dans la médecine traditionnelle chinoise. Les mâles se faisant de plus en plus rares, le nombre de naissances s’effondre et la population globale décline…

 

De la sensibilisation au soutien logistique

Depuis 1994, le WWF se mobilise pour protéger cette espèce emblématique. Après nous être fortement engagés pour la création d’un mémorandum sur la conservation des espèces migratrices, nous travaillons désormais au développement d’alternatives économiques afin d’aider les communautés locales à trouver d’autres sources de revenus que la chasse des antilopes. Enfin, en collaboration avec les gouvernements concernés et d’autres partenaires, nous apportons notre soutien aux habitants des steppes de Betpak-Dala (Kazakhstan) qui luttent contre le braconnage.


© Harmut Jungius / WWF. L’équipe WWF étudiant la répartition des antilopes Saiga à Khusiin Tal dans la région de Altai-Sayan en Mongolie.

Des premiers résultats

Or, ces efforts semblent commencer à porter leurs fruits. En décembre dernier, le WWF de Mongolie a célébré, non sans fierté, le retour de l’antilope saïga dans son aire de répartition historique ! En effet, depuis 2010, grâce aux actions de conservation déployées dans la région, les animaux se sont déplacés vers le nord, occupant de nouveau un espace duquel ils avaient disparu.

Plus précisément, en mars 2013, une étude de terrain menée par les équipes du WWF Mongolie a permis de démontrer que 29 animaux étaient bel et bien établis autour du lac de Sangiin Dalai, dans le désert de Gobi, autour de Khovd, dans les provinces de Uvs et de Zavkhan, tandis que des habitants et des rangers ont confirmé l’augmentation de la population d’antilopes saïga dans les environs. Pour les scientifiques, le fait que l’espèce soit retournée sur un territoire qu’elle avait déserté est particulièrement bon signe mais rien n’est acquis. Les 120 000 antilopes mortes dans la partie centrale du Kazakhstan au cours de l’année dernière, à priori en raison d’une maladie infectieuse, demeure un coup majeur porté aux stratégies de conservation des saïgas.

Approvisionnement responsable en bois de forêt, un impact positif pour les acteurs de la grande distribution

Rapport : Approvisionnement responsable en bois de forêt<br />© WWF

Les grandes enseignes qui ont établi une politique d’approvisionnement en bois issus de forêts gérées de manière responsable peuvent en mesurer les bénéfices économiques et réputationnels de manière tangible.

L’étude se penche sur les bénéfices des actions concrètes réalisées de développement durable dès la chaîne d’approvisionnement par la grande distribution.
 

« La déforestation et la dégradation des forêts sont des enjeux environnementaux majeurs, et il est nécessaire d’avoir des actions concertées avec l’ensemble des acteurs pour y mettre un terme » indique Alistair Monument, directeur Forêt au WWF International. « Les engagements toujours plus nombreux contre la déforestation sont encourageants, mais il est temps de passer du déclaratif à l’action. »

L’étude souligne que les enseignes contribuent aux changements de comportements par leurs engagements concrets.

Dès la chaîne d’approvisionnement, ils ont une influence sur l’ensemble de la chaîne de valeur (de la forêt à la mise en rayon du produit). Ces enseignes qui sont des exemples ont compris que le développement durable est devenu la norme et répond aux attentes des consommateurs.

Les entreprises interrogées soulignent que les impacts positifs d’un approvisionnement responsable influent à :

  • 80 % sur la réputation

  • Plus de 60 % sur la satisfaction client

  • 70 % sur leurs salariés

Deux exemples : Migros, un des acteurs les plus importants de la grande distribution en Suisse, a augmenté la part de produits responsables de 30 % dans ses rayons entre 2012 et 2015 à la grande satisfaction de ses clients. Bunning, chaîne spécialisée en Australie dans les articles pour la maison et le bricolage, a réduit à la source les risques d’approvisionnement non responsables en travaillant en amont et sur le long terme avec quelques fournisseurs choisis.

« Les entreprises qui ont fait le choix d’une stratégie d’un approvisionnement responsable en bois de forêt gérée durablement et basée sur un engagement public sortent du lot » indique Jean Bakouma, directeur adjoint de la Production et Consommation durables au WWF France. « C’est particulièrement vrai pour les acteurs de la grande distribution, un marché compétitif sur lequel la réputation fait la différence. »

L’étude du WWF a interrogé plus de 50 acteurs de la grande distribution dans 20 pays, avec des entretiens approfondis sur un panel plus restreint. Les entreprises ont partagé des informations sur leur politique d’approvisionnement en bois et leur perception des coûts et bénéfices. Quatre exemples concrets illustrent l’étude.

Cette étude n’est qu’une partie d’un rapport plus global sur la recherche et la compréhension de cas concrets pour une forêt responsable gérée durablement. Le premier rapport de la série, La rentabilité et durabilité de la foresterie responsable : Impacts économiques de la certification FSC sur les gestionnaires forestiers, a été publié en 2015.

Pour en savoir plus, retrouvez en pièce-jointe le rapport, Responsible sourcing of forest products, détaillé en anglais.

Quand 700 animaux menacés envahissent Beaugrenelle…

Panda en papier mâché<br />© Florian Hänggeli / WWF-Switzerland

Pour la 2ème année consécutive, Beaugrenelle Paris soutient le WWF France en proposant de sensibiliser le public sur la déforestation et la fragilité des espèces en danger.

 

Après une grande exposition de pandas en papier mâché l’année dernière, l’édition 2017 proposera au public de pénétrer dans un monde de papier…plié ! Car du 17 au 21 mai, ce sont plus de 700 animaux en origami qui s’installeront à Beaugrenelle ! Et cette fois encore, ils seront tous à adopter…

 

Du 17 au 21 mai, adoptez le bon geste !

Dès le 17 mai à Beaugrenelle, une grande installation réalisée par l’artiste origamiste Laure Devenelle mettra à l’honneur plus de 700 origamis colorés réalisés en papier FSC*, issu de forêts gérées durablement.

Pandas, gorilles, tigres, éléphants, rhinocéros et flamands roses – monumentaux pour certains – prendront place à Beaugrenelle pour émerveiller le public et surtout l’interpeller. Alors pour la bonne cause, adoptez le bon geste… Ou plutôt un de ces origamis, moyennant un don minimum de 25 € qui sera reversé au profit du WWF France.

 

C’est quand ils sont petits qu’ils prennent le bon pli…

Comment fait-on un origami ?

C’est une question à laquelle les enfants pourront bientôt répondre. Durant toute la période de l’exposition, nos chers bambins pourront participer à des ateliers aux côtés d’animateurs et de bénévoles du WWF France pour apprendre à créer des origamis…et prendre le bon pli !

*FSC : Forest Stewardship Council

Dates

  • Exposition au profit du WWF France : du 17 au 21 mai de 10h à 20h30

  • Ateliers origamis pour les enfants : les 17, 20 et 21 mai de 14h à 19h

Emmanuel Macron, élu Président de la République : quelles priorités en matière d’environnement ?

Le WWF appelle le nouveau gouvernement à mettre tout en œuvre pour accélérer la transition écologique.<br />© Global Warming Images / WWF

Le WWF France félicite Emmanuel Macron pour son élection à la Présidence de la République et appelle le nouveau gouvernement à mettre tout en œuvre pour accélérer la transition écologique.

Le WWF France attend un premier signal fort de la part du nouveau Président avec la constitution d’un large ministère avec à sa tête un ministre d’Etat, 2ème dans le rang protocolaire.

Ce ministère devra conserver la mer, la pêche et le transport dans son périmètre. Il devra inclure le logement, l’urbanisme et la construction comme ce fut le cas lors de la création de ce grand ministère en 2007-2012. Nous serons particulièrement attentifs à ce que le lien soit fait entre ce ministère et celui de l’Agriculture notamment sur les questions d’alimentation et pour la future négociation de la Politique Agricole Commune, avec Bercy pour le financement de la transition écologique et avec les ministères de la santé et de l’agriculture pour les questions de « santé environnementale ». Lors des Etats généraux de l’agriculture et de l’alimentation prévus par Emmanuel Macron, c’est un travail commun entre les ministères de l’environnement, de l’agriculture et de la santé qui devra être réalisé.

Le 10 février 2017, Emmanuel Macron avait été le premier des candidats à l’élection présidentielle à participer au #Pandalive du WWF France. Pendant 45mn le candidat avait répondu aux questions des 860 000 supporters du WWF France sur les réseaux sociaux. Le WWF France sera tout particulièrement vigilant à ce que les engagements annoncés à cette occasion soient respectés.

Concernant Notre-Dame-des-Landes, Emmanuel Macron avait annoncé une médiation de 6 mois. Le WWF France attend donc la nomination rapide d’un médiateur avec une lettre de mission contenant l’étude des alternatives au projet d’aéroport.

Le WWF France avait salué la volonté du candidat de maintenir les objectifs de la loi sur la transition énergétique. Ils doivent l’être. Pour sécuriser les emplois des salariés concernés, des dispositifs transactionnels et des politiques publiques d’accompagnement, tel que le contrat de transition écologique, devront être développés.

Emmanuel Macron avait déclaré lors du #Pandalive ne plus vouloir autoriser de nouveaux permis d’exploration et d’exploitation de pétrole et de gaz en France. Un moratoire existe déjà aujourd’hui pour les eaux françaises en Méditerranée et sur la façade Atlantique. L’extension de cette interdiction doit être confirmée pour protéger les eaux d’outre-mer et notamment en Guyane où Total ne se verrait donc pas autorisé à explorer les fonds et donc exploiter le pétrole qui pourrait s’y trouver.

Lors des Assises de l’Outre-mer que le Président a annoncé vouloir organiser rapidement, le WWF France veillera à ce qu’un modèle de développement économique durable soit proposé aux territoires d’outre-mer. L’argent public devra être investi de manière à soutenir l’emploi et la transition écologique et non être gâché en finançant des projets non soutenables tel que celui de la « Montagne d’or » en Guyane.

Enfin, lors du #Pandalive, le candidat avait pris position pour l’éintroduction d’ours dans les Pyrénées en rappelant « qu’on ne peut pas donner des leçons aux pays d’Afrique sur la protection des éléphants et, en France, ne pas être capables de vivre avec les loups, lynx ou ours ». Le WWF France veillera à la mise en œuvre rapide de cet engagement.

Emmanuel Macron a affiché lors de sa campagne sa volonté d’organiser des Etats généraux de l’agriculture et de l’alimentation Le WWF soutient cette initiative. La refonte du contrat entre les agriculteurs et la société sera l’une des tâches majeures du prochain président de la République car notre alimentation, nos paysages ou l’avenir de nos emplois agricoles sont un élément clé de notre contrat social, en France sans doute encore plus qu’ailleurs.

Le WWF attend du nouveau président de la République et du gouvernement une réelle volonté politique pour faire avancer l’ensemble de ces sujets sans faiblir face aux sirènes des lobbies. La prise en compte de l’environnement doit s’inscrire dans l’ensemble des politiques publiques.

Le premier test environnemental du Président sera sa capacité à endosser le leadership suffisant pour peser contre l’éventuel retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris. Il sera attendu à ce sujet lors des prochains G7 et G20 aux mois de mai et juillet.
 

Plus de 258 000 Européens demandent à la Commission européenne de réformer la PAC

Plus de 258 000 Européens demandent à la Commission européenne de réformer la PAC<br />© 4août / WWF FranceNotre modèle agricole est à bout de souffle et la PAC ne fonctionne pas. C’est le message fort envoyé à la Commission européenne par 258 708 citoyens issus de près de 600 organisations de la société civile et d’entreprises. Ils se sont exprimés par le biais d’une grande consultation publique européenne sur la politique agricole qui a pris fin le 2 mai 2017.

Les ONG Birdlife, le Bureau européen de l’environnement et le WWF sont à l’origine de cette mobilisation en ligne pour appeler à répondre à cette consultation et défendre une politique agricole européenne juste, écologiquement durable, saine et responsable.
 

Réformer la PAC pour refonder un nouveau pacte agricole et alimentaire

« Les Européens ont un attachement profond à leur agriculture et à leur alimentation. Ils refusent un modèle de production destructeur de nos réserves naturelles et des espèces. Ils veulent que l’argent public soit investi dans un modèle agricole plus responsable qui accompagne le monde rural vers une agriculture durable. Nous allons maintenant voir si la Commission européenne peut impulser une politique en ce sens. »
– Jabier Ruiz
, Chargé de plaidoyer sur l’agriculture et les systèmes d’alimentation durable au WWF Bureau des politiques européennes
 
« Des milliers d’européens ont demandé des changements. La Commission européenne doit les entendre et y répondre. Il est temps de passer à une agriculture durable, particulièrement quand la confiance auprès des institutions européennes est au plus bas. »
– Ariel Brunner
, Responsable du plaidoyer à Birdlife Europe & Asie Centrale

 

La PAC doit être revue dans son ensemble

« La PAC doit être revue dans son ensemble. Elle doit être en mesure d’apporter des réponses face au changement climatique et à la disparition des espèces. C’est la plus ancienne, la moins efficace et la plus controversée des politiques communes. Il faut une ligne claire sur les besoins en subvention pour établir un budget précis. »
– Pieter de Pous
, Directeur du plaidoyer au European Environmental Bureau (EBB)
 
 « En France, nous allons élire le Président de la République. C’est lui qui négociera la nouvelle Politique Agricole Commune (PAC). Les prochaines échéances électorales sont donc une occasion unique pour faire entendre cet appel et refonder le contrat entre les agriculteurs et la société. »
– Pascal Canfin, Directeur général du WWF France

À la suite de cette première étape de consultation, la Commission européenne devrait présenter ses premières orientations le 7 juillet prochain.
 

J-2 avant le 1er tour de l’élection présidentielle : quels sont les programmes environnementaux des candidats ?

#PandaLive<br />© Marco Illuminati

Transition énergétique, pollution de l’air, OGM, nucléaire, disparition de la biodiversité, pesticides, alimentation, Notre-Dame des Landes… La communauté du WWF France a interpelé plusieurs candidats à l’élection présidentielle sur les enjeux environnementaux qui sont au cœur des préoccupations des Français.

En tant qu’acteur de la société civile, le WWF France s’est donné pour objectif de faire exister les enjeux environnementaux dans les débats vers l’élection présidentielle et d’influencer les visions et programmes des candidats.

L’ONG a donc imaginé les #PandaLive, un dispositif innovant qui, pour la première fois, a permis à sa communauté d’interpeler les candidats pendant près d’une heure, en direct sur Facebook et Twitter, sur leur seul programme environnemental.

Au total, les #PandaLive ont été vus près de 590 000 fois.

A deux jours du 1er tour de l’élection présidentielle, le WWF France invite les citoyens à retrouver les engagements des candidats qui se sont prêtés à l’exercice :

Emmanuel Macron, le candidat d’En Marche ! (le 9 février)

 
Yannick Jadot, le candidat d’Europe Écologie Les Verts (le 22 février)

 
Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France Insoumise (le 27 mars)

 
Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout la France (le 7 avril)

 
Benoît Hamon, candidat du Parti socialiste (le 13 avril)

François Fillon, candidat Les Républicains, et Marine Le Pen, candidate du Front national, ont décliné l’invitation du WWF France.

J-1 avant le 1er tour de l’élection présidentielle : quels sont les programmes environnementaux des candidats ?

#PandaLive<br />© Marco Illuminati

Transition énergétique, pollution de l’air, OGM, nucléaire, disparition de la biodiversité, pesticides, alimentation, Notre-Dame des Landes… La communauté du WWF France a interpelé plusieurs candidats à l’élection présidentielle sur les enjeux environnementaux qui sont au cœur des préoccupations des Français.

En tant qu’acteur de la société civile, le WWF France s’est donné pour objectif de faire exister les enjeux environnementaux dans les débats vers l’élection présidentielle et d’influencer les visions et programmes des candidats.

L’ONG a donc imaginé les #PandaLive, un dispositif innovant qui, pour la première fois, a permis à sa communauté d’interpeler les candidats pendant près d’une heure, en direct sur Facebook et Twitter, sur leur seul programme environnemental.

Au total, les #PandaLive ont été vus près de 590 000 fois.

A un jour du 1er tour de l’élection présidentielle, le WWF France invite les citoyens à retrouver les engagements des candidats qui se sont prêtés à l’exercice :

Emmanuel Macron, le candidat d’En Marche ! (le 9 février)

 
Yannick Jadot, le candidat d’Europe Écologie Les Verts (le 22 février)

 
Jean-Luc Mélenchon, candidat de La France Insoumise (le 27 mars)

 
Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Debout la France (le 7 avril)

 
Benoît Hamon, candidat du Parti socialiste (le 13 avril)

François Fillon, candidat Les Républicains, et Marine Le Pen, candidate du Front national, ont décliné l’invitation du WWF France.