Artistes animaliers

BONFANTI Cédric

Cédric Bonfanti est un sculpteur français né en 1979.

Il est titulaire d’une maîtrise en arts plastiques à l’université de Metz et d’un CAP de tailleur de pierre.

A travers la sculpture, il explore de nombreuses techniques tour à tour, pierre, mortiers, bois…

Après une série sur la mythologie grecque, il se met au métal pour un bestiaire créé à partir de pièces d’acier soudées à l’arc.

Il réalisera par la suite des sculptures anthropomorphiques dont des humanoïdes.

Au sein de cette démarche artistique, la récupération des matériaux s’impose comme fil conducteur de l’univers plastique de l’artiste.

Le bestiaire occupe une place importante dans la création de l’artiste : il rend hommage à la faune mise en péril par la société de consommation avec les résidus issus de cette dernière.

Entretien avec...

Je crée des animaux en matériaux détournés pour une mise en abîme de cette faune sacrifiée sur l’autel de l’industrialisation massive de ces quarante dernières années. 

Après m’être intéressé très tôt à la mythologie grecque, j’ai décidé de monter ma première expo professionnelle à l’âge de trente ans sur ce thème. J’y ai présenté des chimères mi homme mi animaux avec des pièces comme la Méduse ou le Minotaure.

Par la suite je me suis orienté vers l’animal avec une recherche du beau et de transcription du mouvement et de la dynamique avec comme matériau le métal.

Si j'étais un animal sauvage ? : Une girafe

Un animal disparu que vous pourriez ramener à la vie ? : Le mammouth

Un animal fantastique qui existerait ? La licorne

Une belle émotion au contact de la faune ? Lors d’une ballade en forêt dans le Bitcherland une biche m’a surpris en jaillissant à coté de moi. Je pense qu’elle dormait dans les taillis, je ne sais pas qui d’entre nous deux a eu le plus peur.

Un lieu mythique qui vous appelle ?  La forêt amazonienne.

L'endroit qui vous inspire pour créer ? Mon endroit le plus inspirant pour moi est le cocon de mon atelier ; la bulle où je m’enferme avec mes matériaux mes outils ma vieille radio  et de temps à autre mon chat qui vient me rendre visite.

Votre oeuvre fétiche ? Teresso 47

C’est un hybride entre un cachalot et un U-Boot de la seconde guerre mondiale.

L’assemblage des deux m’a paru naturel au niveau de la forme.

Au niveau du sens quoi de plus paradoxal que d’assembler l’idée d’une créature pacifique comme un cétacé avec une machine de guerre.

Le résultat fonctionne et il en résulte une pièce amenant une certaine quiétude.

 

 

Une association à mettre en avant ? J’admire des associations comme Sea Sheperd qui défendent le milieu et les animaux aquatiques. La mer qui est à l’origine de toute la vie terrestre n’est pas une poubelle et n’est pas à être considérée non plus comme un réservoir sans fond où l’on peut puiser nos besoins à l’infini. 

Un confrère ? L’artiste Artur Bordalo travaille également sur l’impact de nos déchets sur la faune et j’admire son travail.

Un conseil pour la jeune génération ? Mes conseils aux artistes commençants dans le métier, seraient de se remettre en question si le succès ne s’avère pas être au rendez-vous et d’être ouvert à la critique.

L'urgence environnementale ? A mon sens l’arrêt des pesticides est une urgence absolue car c’est une catastrophe pour les écosystèmes, la faune mais aussi l’homme qui développe des maladies. Sachant que les maladies que nous développons sont soignées par des groupes liés aux groupes agroalimentaires il s’agit là d’une aberration.

 En conclusion ?

La nature reprend toujours ses droits, ce serait à nous de nous adapter à elle et pas essayer de tenter l’inverse. La grande question est de savoir combien de temps avons nous encore avant que la planète ne nous permette plus de vivre sur son sol.

Quoi qu’il arrive cette dernière ne cessera pas de tourner.

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