Artistes animaliers

MORI Henri

Né en 1933 à Rabat au Maroc, Henri Mori est très tôt éveillé à l’art par sa mère, elle-même artiste qui lui apprend à saisir le mouvement, l’attitude d’un animal en un croquis rapide.

Ainsi, dès l’âge de 7 ans, déjà très attiré par le monde animalier, il remplit ses premiers carnets de croquis et réalise sa première œuvre en glaise en prenant son chien pour modèle.

Jeune homme, il entre à l’école des beaux-arts de Casablanca puis à celle de Bordeaux où il poursuit sa formation. Sa passion de l’art animalier devient quasi exclusive.

Peu attiré par l’agitation des groupes de travail, il préfère passer de longues heures à observer le monde animal, à l’orée d’un bois ou sur les talus de la rivière, à épier le comportement des animaux dans les zoos, à croquer inlassablement des attitudes, des émotions.

Henri Mori, employé de banque à Paris, rejoint chaque été son atelier ouvert au public à Sanguinet dans les Landes, près de sa famille demeurant à Bordeaux.

S’inspirant de ses remarquables croquis, révélant la sauvagerie et la noblesse de ses modèles, il travaille la glaise, la pierre, le marbre ou le bronze et recrée ainsi tous les comportements animaliers avec un réalisme déconcertant.

Henri Mori commence à exposer à partir de 1975. Il obtient la médaille de bronze au salon animalier de Bourg-la-Reine en 1983 et la médaille d’argent au Salon National des beaux-arts au Grand Palais en 1990.

Il est aussi généreux et aime faire partager son art. Il organise des cours et des stages de sculpture, parrainés par la ville de Paris, pour les enfants défavorisés, pour les ZEP…Ces cours ont un vif succès, car en plus de son talent, Henri est un homme modeste, très ouvert, qui sait autant écouter et recevoir que donner.

Encouragé dans sa création par son épouse Alice, c’est en 1989 qu’il décide de prendre une retraite anticipée afin de se consacrer à son art. Il regagne son atelier de Sanguinet et se laisse convaincre en 1992 par l’un de ses admirateurs de se rendre à Sarlat pour y découvrir la ville et sa pierre.

Henri et Alice tombent immédiatement sous le charme de Sarlat et décident de s’y installer et d’y exposer. Il découvre la pierre du Périgord, dite “pierre des Eyzies”, dont il tombe amoureux. Cette pierre grenue, colorée, chaude, puissante et sensuelle répond parfaitement à ses attentes.

Sarlat est sa dernière terre d’inspiration et d’accueil. Il s’y éteint en 1994 et c’est dans cette terre qu’il a choisi de reposer définitivement.

Le passage à la postérité ne se fait pas attendre. En novembre 1996, lors du salon animalier de Bry-sur-marne, le jury lui décerne à l’unanimité le “Grand Prix Animalier Edouard-Marcel Sandoz” à titre posthume. Cette récompense fort convoitée le place définitivement parmi ses pairs, au rang des meilleurs.

Depuis 1997, grâce la générosité de son épouse Alice, le prix Henri Mori est décerné à un jeune sculpteur, à l’occasion du Salon National des Artistes Animaliers.

Henri Mori figure au dictionnaire illustré des sculpteurs animaliers de l’Antiquité à nos jours par Dr Hachet (édition ARGUSVALENTINES).

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