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Wilson Edward Osborne, dit E.O.Wilson

Edward Osborne Wilson, appelé couramment E. O. Wilson - 

En 1988, il consacre le terme biodiversité, développé au début du xxie siècle ; champ scientifique dans lequel, depuis, il met ses expertises à contribution. Les graves menaces qui pèsent sur la biodiversité sont sa préoccupation majeure, combat qu'il poursuit avec ses livres. Ces dernières années, tout en continuant à donner des cours et des conférences, Wilson s'est activement et intimement associé au projet de renaissance du parc national de Gorongosa au Mozambique au côté des scientifiques sur le terrain.

C'est en 1955 que Wilson se fait d'abord connaître par ses études des fourmis.

L'année 1956 est pour Wilson très productive avec deux découvertes : la première est celle de phéromones chez les fourmis qui jouent un rôle dans leur communication la seconde, la découverte de cycles de changement d'habitat chez certains taxons.

Wilson mène des travaux sur la classification et l'écologie des fourmis en Nouvelle-Guinée et dans d'autres îles du Pacifique, ainsi que dans les régions tropicales américaines. En 1963, son travail et sa conception de l'équilibre des espèces le conduisent à la théorie de la biogéographie des îles, qu'il développe avec Robert H. MacArthur, de l'université de Princeton. Dans leur théorie, l'immigration et l'extinction, les déterminants de la biodiversité au niveau des espèces, sont liées à la zone (distance des îles des régions sources) et aux propriétés fondamentales de l'écologie et de la démographie. Ces travaux aboutissent à leur livre de 1967 The Theory of Island Biogeography, qui est resté depuis un travail de référence.

Cette théorie a fortement influencé l'écologie scientifique et elle est devenue une pierre angulaire de la biologie de la conservation. Appliquée aux « îlots d'habitat », comme les forêts dans une mer de terres agricoles, elle a influencé la planification et l'évaluation des parcs et réserves dans le monde. Avec son étudiant Daniel Simberloff, à la fin des années 1960, Wilson met en place des expériences dans les Keys de Floride, qui ont testé les hypothèses de la théorie, et enrichit la connaissance des processus d'immigration des espèces et de l'extinction.

Wilson poursuit son travail sur l'étude des fourmis pendant de nombreuses années et, finalement, élabore son premier livre important intitulé The Insect Societies en 1971. Ce livre reste une référence sur le sujet.

En 1975, Wilson aborde et établit une autre branche d'étude biologique connue aujourd'hui sous le nom de sociobiologie. Malgré qu’à l’époque de sa conception la sociobiologie était considérée comme une nouvelle discipline, elle est d’abord inspirée des concepts du darwinisme social présentés par des penseurs tels qu’Anatole France et Paul Bourget y a plus de cent ans.

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En 1990, il co-écrit The Ants (Les Fourmis) avec Bert Hölldobler, entomologiste allemand de l'université d'Arizona spécialiste des fourmis. Ce livre est une véritable encyclopédie sur le sujet, somme de toutes ses recherches sur les caractéristiques biologiques des fourmis d'espèces différentes. L’ouvrage lui vaut, conjointement avec son co-auteur, un deuxième prix Pulitzer dans la catégorie essai.

La même année 1990, Wilson reçoit le prestigieux prix Crafoord décerné par l'Académie royale des sciences de Suède pour ses contributions fondamentales à la biologie et à la conservation de la diversité biologique....

Combat pour la sauvegarde de la biodiversité

Toujours en 2014, Wilson s'interroge dans un livre sur le Meaning life (Le Sens de la vie). Il alerte sur le fait que la biosphère est si délicate, si fragile et il invite instamment les humains à changer de comportement, à un grand changement sinon l'humanité se dirige vers une grande extinction. L'humain doit vraiment limiter la croissance de sa population. Il propose de réfléchir sur la notion de footprint, en français “empreinte”, de chacun d'entre nous sur Terre. En 2016, Wilson constate que l'état de la planète s'aggrave dramatiquement, il propose de redonner la moitié de Terre à la biodiversité dans son livre Half of Earth, our planet fight for Life (La Moitié de la Terre ; notre planète se bat pour vivre).

Le terme “biodiversité” fut introduit la première fois en 1980 par Thomas Lovejoy puis repris en 1985 par Walter G. Rosen qui préparait le Forum de Biology diversity pour le National Research Council de 1986. Wilson consacra le terme de biodiversité dans la littérature scientifique, notamment dans le compte-rendu de ce même Forum en 1988.

Il a également étudié les extinctions massives du xxe siècle, et leurs relations avec la société moderne. Auteur d’un article qui a fait date, « The Crisis of Biological Diversity » (en français « La crise de la diversité biologique »), publié en 1985, il n’a de cesse d’attirer l’attention des scientifiques, des responsables politiques et de l’opinion publique sur les graves menaces globales que fait peser l’érosion continue de la biodiversité due au fait des humains....

Source : Wikipedia

 

 

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