Photographes animaliers

Bérengère YAR

Je vis aujourd’hui en Corrèze, une région magnifique et préservée, où je propose des stages de photographie nature, tout en poursuivant mon engagement pour la protection de la faune et de la biodiversité. Mon action sur le terrain est au cœur de mon travail : observations de terrain, suivi des populations animales, accompagnement de projets de conservation, et sensibilisation des participants à un comportement respectueux envers la nature. Mais mon histoire avec la nature sauvage et la photographie remonte à bien plus loin, bien avant que ce métier ne devienne mon quotidien.

Aux origines : entre désert et argentique

C’est dans le sud de l’Algérie, aux portes du désert, que tout a commencé. Enfant, je vivais avec mes parents, enseignants français engagés dans la coopération. Le silence infini, les lumières changeantes du Sahara, le vent et la vastitude des dunes… autant d’expériences sensorielles et spirituelles fondatrices qui ont façonné mon regard sur le monde.

La photographie est entrée dans ma vie grâce à un cadeau de mon parrain : un reflex argentique. Mon père, lui-même passionné, m’a ensuite transmis son Nikon. Ensemble, nous avons commencé à immortaliser les ambiances du désert, les rencontres humaines, la faune discrète. Ces premiers clichés m’ont appris à observer avant de photographier, à respecter le sujet et son environnement. Formée en autodidacte à la technique – composition, filtres, lumière – j’ai rapidement rejoint un club photo, où j’ai affiné mes compétences et trouvé ma voie.

La quête des grands espaces

Depuis l’enfance, les grands espaces m’appellent. Cette fascination m’a d’abord conduite à un doctorat en préhistoire et histoire ancienne, puis à partir à la rencontre du monde. J’ai vécu dans plusieurs pays, exploré différentes cultures, avant de m’installer pendant 11 ans en Amérique du Nord, une terre de contrastes et d’émotions intenses.

Au Canada puis dans l’Ouest américain, j’ai retrouvé les paysages minéraux qui me touchent profondément : canyons rouges de l’Utah et de l’Arizona, forêts profondes du Canada, dunes du Nevada, plaines ouvertes peuplées de loups, ours et lynx. Là-bas, ce qui n’était d’abord qu’une passion est devenu un métier : j’ai organisé des voyages photo nature, avec une approche éthique et naturaliste avec différentes agences de voyage.

Parmi tous les lieux qui m’ont marquée, les slot canyons occupent une place à part. Ces gorges étroites, sculptées par l’eau et le temps, situées sur le territoire sacré des Navajos, sont des espaces de recueillement et de cérémonies. Leur spiritualité repose sur le concept de hozho – l’équilibre, la beauté et la paix intérieure. Chaque visite transforme le regard et élargit la perception du monde. Cette quête de l’harmonie avec la nature reste au cœur de mon approche photographique.

En Corrèze, au milieu des forêts, brumes et rivières sauvages, je retrouve cette même sensation d’émerveillement et de lien profond avec le vivant.

Photographe de la nature, pas du trophée

Appareil photo en main, sac à dos sur les épaules, j’ai exploré les cinq continents, toujours guidée par une quête d’authenticité et de lien avec le sauvage.

Depuis mon retour en France en 2014, je me suis recentrée sur des projets locaux et sobres, respectueux de l’environnement. J’ai continué à organiser des voyages photo nature avec différentes agences, tout en développant mes propres stages et formations naturalistes en Corrèze.

En 2025, après plus de 30 ans de voyages et de vols long-courriers, j’ai fait le choix conscient de ne plus encadrer de circuits photos à l’étranger. Cette décision reflète mon engagement pour réduire l’impact environnemental et pour recentrer mon énergie sur la transmission, la sensibilisation et l’action locale.

Mon énergie est désormais entièrement tournée vers :

  • formations naturalistes basées sur l’éthologie,
  • stages photo éthiques,
  • sensibilisation à la biodiversité,
  • et mon rôle de consultante RSE biodiversité, pour aider entreprises et institutions à intégrer la protection de la faune dans leurs pratiques.

Éthique et dérives dans la photographie animalière

Depuis mes débuts, je considère que la photographie animalière doit être au service de la nature, jamais de la vanité ou du “trophée photographique”. Sur le terrain, j’observe et je capture la faune sans perturber son comportement, sans approches invasives et sans exploitation de l’animal ou de son habitat.

Malheureusement, de nombreuses dérives persistent, notamment lors des voyages photo :

  • appâtage des animaux pour obtenir des clichés spectaculaires,
  • approche intrusive ou bruyante,
  • sur-fréquentation de zones sensibles,
  • publication de photos pouvant encourager la chasse ou la capture illégale.

Ces pratiques compromettent le bien-être des animaux et la qualité des habitats. Face à cela, j’ai toujours essayé de sensibiliser mes stagiaires et voyageurs : respect du rythme des animaux, utilisation de longues focales, patience et discrétion, et refus de tout artifice qui pourrait mettre en danger le vivant. L’éthique guide chacun de mes projets. Mon objectif est de transmettre des émotions et une conscience écologique, plutôt que de créer des images sensationnelles.

La quête de l’instant parfait

Mes thèmes de prédilection sont la photographie de paysage et animalière, indissociables à mes yeux. La lumière, notamment à l’aube et au crépuscule, m’inspire profondément. Chaque image est composée lentement, dans l’écoute du vivant, avec pour objectif un équilibre visuel et émotionnel.

Se perdre dans une forêt, suivre les traces d’un animal, croiser le regard d’un loup, contempler le silence d’un lac gelé ou les teintes pastel d’un lever de soleil… ce sont ces instants précieux et éphémères que je cherche à capturer et partager.

Mais au-delà de l’esthétique, il y a une responsabilité profonde : rien ne vaut de déranger l’animal ou son biotope. Chaque être vivant a son rythme, ses besoins et ses refuges, et notre présence doit être discrète et respectueuse. La photographie animalière n’est pas une conquête ni un trophée ; c’est un moyen de tisser un lien avec la vie sauvage, de comprendre ses équilibres et de transmettre cette conscience aux autres.

Il est temps de cesser de considérer la nature comme un bien de consommation, un décor ou un objet à exploiter pour notre plaisir visuel ou nos réseaux sociaux. Les paysages et les animaux ne sont pas des produits à photographier à tout prix. Chaque image doit refléter le respect du vivant, la patience, l’observation et l’humilité devant la complexité de la vie sauvage.

Pour moi, la quête de l’instant parfait n’est pas la perfection technique ou l’exploit spectaculaire, mais le moment où le photographe et le vivant se rencontrent dans le respect et l’harmonie, un instant fragile à préserver, à contempler et à partager avec conscience.

Entretien avec...

VOTRE RAPPORT AVEC LA FAUNE

Pourquoi avoir choisi l’animal sauvage comme thème privilégié ?

Depuis mon enfance, la vie sauvage m’a fascinée. Je me souviens de mon enfance et adolescence en Afrique du Nord, où j’observais les gazelles et les fennecs dans les dunes au coucher du soleil. La manière dont les animaux interagissent entre eux et avec leur environnement, souvent imperceptible au premier regard, m’a donné envie de capturer ces moments éphémères. La photographie animalière me permet de partager cette beauté et cette complexité, mais aussi de sensibiliser à la protection des espèces et de leurs habitats.

Chaque rencontre est une leçon : par exemple, lors d’un bivouac dans les forêts du Jura, j’ai observé un chevreuil adopter une posture d’alerte après seulement quelques secondes d’un bruissement lointain. Cela m’a rappelé que la nature fonctionne selon ses propres règles, souvent invisibles et imprévisibles, et que le photographe doit s’adapter sans jamais interférer.

Un élément déclencheur ou un maître à penser ?

Mon inspiration vient de plusieurs figures :

Jane Goodall m’a appris la patience et l’empathie. Ses observations minutieuses des chimpanzés m’ont montré que chaque détail compte, même un geste imperceptible ou un contact visuel furtif. Je me rappelle avoir lu un récit où elle décrivait un jeune chimpanzé consolant un autre : ce type de comportement m’a profondément marquée et a influencé ma manière d’aborder les interactions animales.

Konrad Lorenz m’a enseigné l’importance de comprendre le comportement animal dans son environnement naturel, sans perturbation humaine. Son travail sur les oies cendrées et le comportement instinctif a façonné ma méthodologie : observer d’abord, intervenir jamais.

Gérard Menatory, pour le loup, m’a guidée dans l’étude des grands prédateurs en France. Je me souviens d’un de ses récits où il décrivait une meute de loups traversant la neige à l’aube, et comment chaque individu avait un rôle précis dans la chasse. Ces histoires ont orienté ma propre approche : patience, discrétion et compréhension de la dynamique de groupe.

De ces influences, j’ai retenu plusieurs valeurs fondamentales : respect, patience, humilité et curiosité, qui guident chacune de mes sorties sur le terrain.

Une belle émotion ou rencontre avec la faune ?

Une expérience inoubliable a eu lieu lors d’un bivouac en forêt. Le premier soir, alors que le crépuscule baignait les arbres d’une lumière douce, j’ai eu la chance incroyable de croiser un lynx. Son regard perçant et sa posture silencieuse m’ont immédiatement captivée. Le lendemain matin, à l’aube, alors que le brouillard s’effilochait à l’orée de la forêt, deux loups sont apparus. La lumière naissante effleurait leur pelage, et leur présence, majestueuse et discrète, m’a profondément émue. Ces instants, vécus en immersion totale après une nuit sous les étoiles, m’ont rappelé pourquoi je consacre ma vie à l’observation et à la protection de la faune.

Un lieu mythique ?

Le parc national de Yellowstone, aux États-Unis, reste un territoire fascinant pour tout photographe et naturaliste. Les loups y ont été réintroduits dans les années 1990, et observer leur réintroduction a été un apprentissage sur la résilience des écosystèmes. Voir un loup adulte avec des louveteaux à la lumière dorée du matin, ou un grizzly en train de pêcher du saumon, illustre parfaitement les interactions entre prédateurs et proies.

Votre animal de prédilection ? Celui après lequel vous courrez ?
Le loup est mon animal de prédilection. Je le photographie depuis plus de trente ans, en Europe et en Amérique du Nord. Chaque observation est un défi : comprendre les hiérarchies dans une meute, anticiper les mouvements et respecter la distance de sécurité est essentiel. Une anecdote : lors d’un suivi nocturne dans les Abruzzes, j’ai entendu une meute hurler dans la brume ; rester immobile pendant plus d’une heure, à les écouter était magique.

 

LA PHOTOGRAPHIE ANIMALIERE

Votre photo à laquelle vous tenez particulièrement ?

Un loup en pleine chasse au lever du jour. La lumière dorée soulignait chaque muscle tendu et le pelage du loup, révélant la tension et la concentration du moment. Cette image symbolise l’équilibre entre patience, observation et maîtrise technique. Elle rappelle que le photographe doit parfois attendre des heures, voire des jours, pour un instant fugace.

BERENGERE YAR AMAZING EARTH PHOTOG

La photo animalière d’un confrère que vous auriez aimé prendre ?

En ce qui concerne la photo animalière d’un confrère que j’aurais aimé prendre, je dois avouer que je ne ressens pas de jalousie face aux images réalisées par d’autres photographes. Chaque rencontre avec la faune est unique, chaque moment passé dans la nature est singulier, et chaque photographe vit des expériences qui lui sont propres. Je trouve au contraire profondément inspirant de découvrir la créativité, la sensibilité et la vision d’autrui, sans chercher à rivaliser. Chaque image raconte une histoire différente, intimement liée à un lieu précis, à un instant particulier et à une émotion unique. Cette diversité, cette multiplicité de regards et d’approches, enrichit l’univers de la photographie animalière et nous pousse à explorer de nouvelles façons de percevoir le monde sauvage.

Pour moi, l’important n’est pas de reproduire ce que d’autres ont capturé, mais de vivre mes propres rencontres avec la faune et de les partager avec authenticité. Respecter l’animal et son environnement est au cœur de cette démarche : chaque cliché doit être le reflet d’une observation consciente et bienveillante, et non le fruit d’une intrusion ou d’une pression sur la nature.

Et la technique : frein ou atout ?

la technique n’est jamais un frein lorsqu’elle est bien maîtrisée. Elle devient un véritable atout lorsqu’elle permet de saisir la spontanéité et l’émotion d’une scène, tout en restant discrète et respectueuse de l’animal. Pourtant, l’équipement, aussi sophistiqué soit-il, ne remplacera jamais la patience, l’écoute et l’observation. C’est dans le silence et la compréhension des comportements que se révèlent les plus belles images, celles qui transmettent l’intimité d’un instant sauvage et l’émotion qui en émane. La technique est donc un outil au service de l’expérience et non l’inverse : elle amplifie ce que le photographe a vu, ressenti et compris, mais elle ne crée pas la magie de la rencontre.

Votre “terrain de jeu” préféré ?

Mon terrain de jeu préféré est constitué de grands espaces sauvages, là où la nature évolue presque sans interférence humaine, et où l’on peut réellement observer les animaux dans leurs comportements les plus authentiques. Je cherche des lieux où les bipèdes sont rares, où il n’y a ni sur-fréquentation touristique, ni infrastructures perturbantes, afin que la faune reste libre et que chaque rencontre soit une expérience intime et mémorable.

J’affectionne particulièrement :

  • Les forêts nord-américaines, comme celles du Yukon ou du Montana, où l’immensité des conifères et des lacs permet d’observer ours noirs, grizzlys, lynx et cerfs sans jamais croiser de foule. Marcher plusieurs heures sans croiser un être humain renforce le sentiment de fusion avec la nature et permet de capter la faune dans son quotidien, loin des perturbations.
  • Les steppes et montagnes d’Europe, notamment en Slovénie, Roumanie ou dans les Alpes orientales. Ces zones offrent des paysages étendus, souvent inaccessibles aux véhicules et peu fréquentés par les randonneurs. On peut y surprendre des loups en meute, des lynx solitaires ou des aigles royaux en plein vol, dans un cadre où le silence et l’immensité donnent une dimension presque sacrée à l’observation.
  • Le désert algérien, vaste et aride, est un terrain de jeu unique pour la photographie animalière. Dans ces étendues presque infinies, où les villages sont rares et les routes quasi inexistantes, il est possible d’observer renards du désert, gazelles, fennecs et reptiles dans des conditions quasi vierges. Le silence absolu, ponctué par le souffle du vent sur les dunes et les plaines rocailleuses, crée une immersion totale dans un environnement extrême, où la vie sauvage s’adapte de façon fascinante à la rudesse du climat.

Dans ces terrains de jeu, la grandeur de l’espace et la quasi-absence d’humains sont essentielles : elles permettent de vivre des moments où la faune est totalement elle-même, où chaque geste, chaque interaction et chaque déplacement est naturel. Pour moi, ces lieux sont autant des refuges pour les animaux que des sanctuaires pour le photographe : ils offrent la liberté de contempler, d’apprendre et de raconter la nature telle qu’elle est, loin du tumulte du monde civilisé.

Le voyage à faire absolument avant que le rideau de l’obturateur ne se ferme définitivement ?
Si je devais choisir un seul voyage, ce serait la Patagonie, un territoire d’une immensité et d’une beauté à couper le souffle. Ses paysages grandioses – montagnes aux sommets enneigés, steppes infinies, lacs turquoise et glaciers imposants – offrent un cadre exceptionnel pour observer la faune dans un environnement encore largement préservé.

La Patagonie abrite des espèces emblématiques comme le puma, majestueux et discret, qui rôde dans les plaines et les forêts andines, et le condor des Andes, dont le vol impressionnant au-dessus des canyons et des vallées est un spectacle à la fois rare et saisissant. Photographier ces animaux demande patience, discrétion et respect de leur espace, mais les moments où l’on parvient à capturer leur grâce dans un cadre naturel intact sont inoubliables.

Ce voyage représente pour moi l’expérience ultime de la photographie animalière : la rencontre avec des espèces mythiques dans un environnement sauvage, la sensation d’immensité, le silence qui permet d’entendre le souffle du vent et le cri des oiseaux… Chaque cliché devient alors un témoignage précieux de la vie sauvage et un moyen de sensibiliser le public à la fragilité et à la beauté de ces écosystèmes uniques.

Des conseils pour les débutants ?

  • Observer avant de photographier
    La première règle, et sans doute la plus importante, est de passer du temps à comprendre l’animal et son environnement. Cela signifie apprendre à repérer les traces, les signes de présence, les abris et les zones de passage. Observer les routines quotidiennes permet de prévoir les moments clés : par exemple, certains oiseaux sont plus actifs au lever du jour, tandis que les prédateurs comme le loup ou le lynx chassent souvent à l’aube ou au crépuscule. Avant de dégainer votre appareil, prenez le temps de regarder, d’écouter et de comprendre le rythme de la nature.
  • Maîtriser la patience et la discrétion
    La patience est indispensable en photographie animalière. Certaines images nécessitent d’attendre plusieurs heures ou même plusieurs jours dans le silence absolu, parfois sous des conditions climatiques difficiles. La discrétion est également essentielle : bouger lentement, limiter les sons et utiliser des abris ou cachettes naturels pour ne pas perturber l’animal. Se fondre dans le paysage permet non seulement de capturer des comportements authentiques, mais aussi de respecter le bien-être de la faune.
  • Respecter l’animal et son habitat
    Le photographe doit toujours privilégier le bien-être de l’animal à l’instantanéité du cliché. Ne jamais nourrir, approcher trop près ou modifier le décor pour obtenir une image. Ces pratiques peuvent causer du stress, modifier les comportements naturels et créer une dépendance à l’homme. L’éthique est le fondement même de la photographie animalière : chaque rencontre doit se faire dans le respect du rythme, des cycles de vie et des territoires des animaux.
  • Connaître l’équipement et les techniques adaptées
    Bien connaître son matériel est crucial. Apprenez à régler rapidement votre appareil pour différents niveaux de lumière, à utiliser les téléobjectifs pour rester à distance et à gérer la vitesse et la sensibilité ISO pour capturer des mouvements rapides. Cependant, la technique ne doit jamais prendre le pas sur l’observation : un photographe peut manquer l’instant parfait en se concentrant trop sur les réglages. Le meilleur équipement est celui que vous maîtrisez et qui vous permet de rester discret.
  • Se documenter et partager les connaissances
    Étudier le comportement des espèces que vous photographiez est essentiel. Lire des ouvrages scientifiques, suivre les recherches récentes et dialoguer avec des naturalistes expérimentés enrichit votre regard et votre compréhension. De plus, partager vos observations et vos images contribue à la sensibilisation du public et au respect de la biodiversité. Une image accompagnée d’une explication sur le comportement observé ou sur les enjeux écologiques est beaucoup plus puissante qu’un simple cliché esthétique.
  • Accepter l’imprévu et la déception
    La nature est imprévisible. Certaines sessions se termineront sans aucun cliché satisfaisant. Il est important d’accepter ces moments comme partie intégrante du métier et de tirer des enseignements de chaque sortie. La patience et l’expérience permettent de transformer ces instants de frustration en apprentissages précieux pour les sorties futures.
  • Privilégier l’immersion sur la performance
    La plus belle photo n’est pas celle qui impressionne par sa technique, mais celle qui transmet l’émotion et raconte une histoire. Chaque rencontre avec un animal est un privilège et un témoignage unique de la vie sauvage. L’objectif du photographe animalier est de capter cette authenticité sans nuire à l’animal ni à son environnement.

 

BIODIVERSITE

Le pire des dangers pour la vie sauvage ?

Les menaces pesant sur la vie sauvage sont multiples, complexes et souvent interconnectées, et leur impact peut être dévastateur à long terme.

La déforestation tropicale, l’urbanisation galopante, la construction de routes et de barrages détruisent ou fragmentent les territoires naturels. Lorsque les habitats sont morcelés, les populations animales sont isolées, ce qui réduit la diversité génétique, limite les déplacements nécessaires pour se nourrir ou se reproduire et augmente la vulnérabilité face aux prédateurs ou aux catastrophes naturelles. Par exemple, les corridors migratoires des éléphants en Afrique sont de plus en plus fragmentés par les cultures et les villages, mettant en danger leurs populations.

Le braconnage cible souvent les espèces emblématiques, mais affecte aussi les petites espèces. Chaque année, des milliers d’éléphants, rhinocéros, tigres et oiseaux exotiques sont tués pour leurs défenses, cornes, fourrures ou plumages. Le commerce illégal provoque un déséquilibre écologique : la disparition d’un prédateur ou d’une espèce clé peut entraîner l’effondrement d’écosystèmes entiers.
L’augmentation des températures, les modifications des cycles de pluie et l’intensification des catastrophes naturelles perturbent les comportements et les migrations. Les saisons de reproduction et de nourrissage se décalent, certaines sources d’eau disparaissent et les plantes ou proies dont dépendent les animaux se raréfient. Les récifs coralliens, par exemple, blanchissent et meurent, entraînant la disparition de centaines d’espèces marines dépendantes de cet habitat.

Qu’elle soit chimique, plastique ou lumineuse, la pollution perturbe les comportements naturels. Les insectes pollinisateurs sont affectés par les pesticides, les oiseaux ingèrent des microplastiques, et la lumière artificielle dérègle les migrations et la reproduction. Même des habitats protégés ne sont pas à l’abri : des rivières éloignées peuvent être contaminées par des métaux lourds ou des produits industriels.
Certaines espèces introduites par l’homme colonisent de nouveaux territoires et concurrencent ou déciment les populations locales. Les rats, les chats domestiques et certaines plantes exotiques modifient profondément les écosystèmes, rendant la survie de certaines espèces natives quasi impossible.

En résumé, le pire danger pour la vie sauvage est la combinaison de ces facteurs. La destruction des habitats, le braconnage, le changement climatique, la pollution et les invasions biologiques agissent souvent simultanément, créant un effet cumulatif qui accélère le déclin de nombreuses espèces. La sensibilisation, l’éducation et l’action concrète sur le terrain sont les seuls moyens de freiner cette spirale et de préserver la biodiversité pour les générations futures.

Une suggestion pour sensibiliser le grand public ?

Pour sensibiliser le grand public, il est essentiel de partager les connaissances sur la faune et les écosystèmes de manière accessible et vivante. Organiser des sorties naturalistes, des ateliers pédagogiques ou des bivouacs éducatifs permet aux participants de vivre directement la nature, d’observer les comportements des animaux et de comprendre les enjeux écologiques. La photographie animalière joue un rôle clé : chaque image peut raconter une histoire, révéler la complexité d’une espèce et susciter l’émotion nécessaire pour éveiller le respect et l’engagement. De même, diffuser ces histoires et informations via les réseaux sociaux, conférences ou publications contribue à créer un lien durable entre le public et la biodiversité, en transformant la curiosité en conscience et action concrète pour la protection de la nature.

Plutôt optimiste ou pessimiste pour l’avenir ?

Pour l’avenir, je tends à être plutôt pessimiste. La planète fait face à des crises convergentes : dérèglement climatique, perte massive de biodiversité, pollution des océans et des sols, épuisement des ressources naturelles. Chaque avancée technologique ou scientifique semble être accompagnée de nouvelles menaces, souvent imprévisibles et difficiles à contrôler.

Les sociétés humaines elles-mêmes semblent fragiles face à ces défis. Les inégalités croissantes, les tensions géopolitiques et la montée des extrémismes rendent la coopération globale laborieuse. Même lorsque des solutions existent, leur mise en œuvre est lente, entravée par des intérêts économiques ou politiques à court terme.

Du côté de la nature, les signaux sont inquiétants : de nombreuses espèces disparaissent plus rapidement que jamais, les écosystèmes se dégradent, et les événements climatiques extrêmes deviennent la norme. Cette accélération de la dégradation environnementale laisse craindre un futur où les conditions de vie se compliqueront pour une grande partie de l’humanité.

En somme, même si l’espèce humaine a toujours fait preuve d’ingéniosité, le cumul de ces crises et la difficulté à agir efficacement me poussent à envisager l’avenir avec une certaine inquiétude. L’optimisme existe, certes, mais il semble aujourd’hui fragile face à l’ampleur des défis à relever.

Les grands sommets internationaux (COP, sommet de la Terre) sont-ils efficaces ?

Les grands sommets internationaux comme les COP ou les Sommets de la Terre donnent souvent l’impression d’un engagement global pour la planète, mais leur efficacité réelle reste très limitée. La COP21 à Paris en 2015 a produit l’Accord de Paris, visant à limiter le réchauffement climatique à 1,5°C ou 2°C. Sur le papier, c’était historique, mais les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont continué d’augmenter, atteignant un niveau record de 57,1 gigatonnes en 2023. La COP26 à Glasgow en 2021 a abouti au Pacte climatique de Glasgow, promettant une réduction de 45 % des émissions mondiales d’ici 2030, mais ce pacte n’était pas juridiquement contraignant et des pays majeurs comme la Chine, la Russie ou l’Inde ont refusé de signer l’engagement sur le méthane. La COP27 en 2022 a permis la création d’un fonds pour les pertes et dommages afin d’aider les pays vulnérables, mais elle n’a pas résolu le problème central : la réduction immédiate et massive des émissions. Ces exemples montrent un schéma récurrent : les sommets produisent des discours et des promesses, mais les actions concrètes tardent, sont insuffisantes ou manquent de mécanismes de suivi efficaces. Entre le symbolisme médiatique et la réalité sur le terrain, il existe un écart croissant, et l’urgence climatique ne cesse de s’aggraver. Tant que les engagements resteront volontaires et lents à se traduire en mesures contraignantes, ces grandes conférences risquent de rester surtout des vitrines diplomatiques, plutôt que de véritables instruments de changement.

Pour conclure ?

La biodiversité est bien plus qu’un simple ensemble d’espèces : c’est le tissu vivant de notre planète, un réseau complexe et fragile qui soutient la vie sous toutes ses formes. Chaque espèce, du plus petit insecte aux grands prédateurs, joue un rôle dans l’équilibre des écosystèmes et, par extension, dans notre propre survie. La protéger n’est donc pas seulement un devoir moral, c’est un enjeu vital pour l’avenir de l’humanité et pour la résilience de la Terre face aux crises écologiques.

Observer la nature, comprendre ses interactions et en révéler la beauté à travers la photographie ou le récit permet de créer un lien émotionnel avec le public. Sensibiliser, éduquer et engager chacun dans la protection concrète des habitats et des espèces sont des actions essentielles pour que le patrimoine naturel ne devienne pas un souvenir. Les associations, les programmes éducatifs et les initiatives de terrain jouent un rôle irremplaçable en rapprochant l’homme de la fragilité et de la richesse de la vie sauvage.

En fin de compte, chaque geste compte : soutenir des projets de conservation, limiter notre impact environnemental, témoigner de la beauté de la nature par l’image ou les mots, c’est participer à la préservation d’un monde où la vie continue de s’épanouir dans toute sa diversité. Préserver la biodiversité, c’est assurer un avenir où les écosystèmes, et nous avec eux, ont encore une chance de prospérer.

 

LE QUESTIONNAIRE "PLEINS POUVOIRS"

- Vous êtes invité(e) à une séance de spiritisme. Bien que sceptique, on vous demande de choisir la personnalité "écologique" décédée avec qui vous pourrez communiquer pour quelques minutes. Laquelle ?

Je choisirais Jane Goodall, pionnière de l’éthologie et défenseuse passionnée des grands singes et de la nature. Sa patience, sa capacité à observer sans perturber, et sa philosophie de respect de toutes les formes de vie font d’elle une référence intemporelle. Quelques minutes de dialogue avec elle me permettraient de comprendre ses méthodes pour sensibiliser les populations locales, transmettre l’empathie envers les animaux et éveiller une conscience écologique globale, surtout auprès des jeunes générations. Je pourrais lui demander comment inspirer durablement les décideurs politiques et scientifiques d’aujourd’hui, et comment combiner science et engagement éthique dans la protection de la biodiversité.

- Député(e), vous vous retrouvez seul(e) dans l'Assemblée Nationale déserte. Vous avez alors toute latitude pour abroger, amender ou créer une seule loi environnementale. Laquelle ?

Je créerais une loi imposant la protection intégrale et inaliénable des corridors écologiques et des habitats des grands prédateurs, avec sanctions sévères pour tout manquement. Elle inclurait :

  • interdiction de toute infrastructure destructrice dans les zones critiques,
  • financement obligatoire de programmes de restauration écologique,
  • compensation pour les populations locales affectées,
  • création d’un organe indépendant chargé de contrôler et d’appliquer la loi.
    Cette loi garantirait la survie des espèces clés comme le loup, l’ours ou le lynx, et favoriserait la cohabitation durable entre l’homme et la faune sauvage, en protégeant l’équilibre des écosystèmes.

- Généticien(ne) fan de Jurassic Park, vous savez faire revenir à la vie une espèce disparue, ou inventer une espèce hybride fantastique. Laquelle ?

Je choisirais de ressusciter le Canis dirus, le loup géant disparu il y a plus de 10 000 ans. Sa réintroduction permettrait de restaurer l’équilibre écologique dans certaines forêts et prairies européennes, en régulant les populations d’herbivores et en rétablissant des dynamiques trophiques perdues. La création d’espèces hybrides artificielles ne m’attire pas, car elle comporte des risques éthiques et écologiques importants : je privilégie la restauration et la protection de ce qui a réellement existé, pour rétablir des chaînes alimentaires naturelles et renforcer la résilience des écosystèmes.

 

- Vous avez les clefs de la De Lorean de "Retour vers le Futur". Vous réglez l'horloge vers quelle époque pour côtoyer quels animaux ?

J’opterais pour l’ère glaciaire, afin d’observer de près les mammouths, les tigres à dents de sabre, les bisons primitifs et les rhinocéros laineux. Cela permettrait de mieux comprendre les interactions complexes entre espèces dans des environnements extrêmes, ainsi que les stratégies de survie face aux changements climatiques rapides. Observer ces espèces dans leur habitat originel offrirait également des enseignements précieux pour la conservation actuelle : comment les populations animales s’adaptent, se déplacent et interagissent, et quelles leçons tirer pour la gestion des écosystèmes contemporains menacés par le réchauffement climatique et la fragmentation des habitats.

- Grand Maître Bouddhiste, vous pouvez choisir l'animal dans lequel vous vous réincarnez pour une nouvelle vie. Lequel ?

Je me réincarnerais en loup, pour expérimenter la vie en meute, comprendre la dynamique sociale et le rôle crucial des prédateurs dans la régulation écologique. Le loup permettrait de ressentir la liberté totale d’un prédateur sauvage, l’importance de la coopération dans la survie, et le lien intime avec son territoire et ses ressources. Cette expérience serait aussi un moyen de développer l’empathie envers les prédateurs et de mieux défendre leur protection dans le monde humain.

- Vous êtes nommé(e) Ministre de l'Education. Que mettez-vous en priorité au programme : le concept de la cascade trophique, la théorie de Darwin sur l'évolution des espèces, la sixième extinction de masse, le rôle des insectes et des vers de terre, ou... ?

Je mettrais au programme la cascade trophique et le rôle des prédateurs, tout en expliquant la sixième extinction de masse, le rôle des insectes et des vers de terre, et les interactions complexes entre toutes les espèces. L’objectif serait que les enfants comprennent que chaque être vivant, du plus petit vers au plus grand carnivore, a un rôle à jouerdans l’équilibre des écosystèmes. Des exemples concrets seraient utilisés : la disparition du loup dans certaines régions a provoqué une prolifération de cerfs et la dégradation des forêts, montrant de manière tangible l’effet domino de la perturbation d’un maillon écologique.

- A la tête de l'ONU qui aurait enfin du pouvoir, vous avez la possibilité de sanctuariser ad vitam eternam un seul hotspot de la biodiversité : Ngorongoro, Pantanal, Galapagos, Spitzberg, Baie de Somme... ?

Je choisirais Ngorongoro, pour sa biodiversité exceptionnelle et son rôle clé dans la survie des grands mammifères africains (éléphants, lions, rhinocéros). Ce site est également un exemple de coexistence entre populations humaines et faune sauvage : la protection intégrale garantirait la conservation des espèces emblématiques tout en maintenant l’équilibre socio-économique local, notamment à travers le tourisme durable et la préservation des pratiques pastorales traditionnelles.

- Pénurie mondiale de bois : l'Arche de Noë sera plus petite que prévue. En tant que capitaine de l'Arche, quelles sont les 5 espèces que vous sauvez de la disparition ?

  1. Loup gris – régulateur écologique et symbole de la faune sauvage.
  2. Ours brun – gardien des forêts et indicateur de santé des écosystèmes.
  3. Éléphant d’Afrique – ingénieur des paysages et créateur de niches écologiques.
  4. Aigle royal – prédateur aérien et indicateur de biodiversité.
  5. Hippocampe ou tortue marine – protection de la biodiversité aquatique fragile et des récifs côtiers.

- Quel gage à qui ? :

  • ·PDG de Bayer : passer une semaine entière enfermée dans un rucher, sans protection chimique, à butiner et à travailler physiquement comme une abeille, sous observation scientifique constante. Il devra subir la mort de certaines abeilles et comprendre les effets des pesticides sur la colonie, en rédigeant un rapport détaillé de ses ressentis et des conséquences sur la survie des pollinisateurs.
  • Président de la fédération des chasseurs : vivre 72 heures comme un cerf dans une réserve, poursuivi par des simulateurs de chasse (sons, odeurs, mouvements), sans accès à un abri sûr ni à la nourriture habituelle, pour expérimenter la peur constante et l’épuisement d’une proie traquée.
  • Investisseur principal de Marineland : être immergé quotidiennement pendant une semaine complète dans un bassin avec de jeunes orques, sous observation, soumis aux règles strictes de hiérarchie et de communication des cétacés, avec aucune possibilité de protection ou de contrôle, afin de ressentir l’angoisse et la vulnérabilité de ces animaux en captivité.
  • Ministre de la Santé chinois : subir une expérience simulée dans une cage d’ours, avec insertion de sondes factices et privation de liberté complète, mimant la collecte de bile, pour ressentir la douleur et la souffrance physique et psychologique des ours exploités.
  • Président de la République : tenir une conférence de presse déguisé en panda, enchaîné et contraint de rester immobile pendant toute la durée, avec le slogan : « Chasseurs, pêcheurs industriels, exploitants de la nature : l’intérêt de la biodiversité prime sur tout. Protégeons nos écosystèmes maintenant », afin d’expérimenter physiquement et socialement les contraintes subies par les espèces emblématiques qu’il est censé protéger.

- Vous pouvez lors d'une publicité télévisuelle hypnotiser les téléspectateurs pour transformer l'image négative d'une espèce afin qu'elle devienne sympathique ?

Je choisirais le loup, pour transformer son image de “prédateur dangereux” en symbole de régulation écologique et de beauté sauvage. L’objectif serait de sensibiliser le public à la conservation, en montrant la complexité de son rôle dans les écosystèmes et en déconstruisant les peurs irrationnelles.

- Fin négociateur, vous pouvez forcer tous les acteurs d'un conflit à trouver un accord bon pour la faune : éleveurs / défenseurs des grands prédateurs, industrie phytosanitaire / apiculteurs, chasseurs / promeneurs, laboratoires d'expérimentation animale / associations de protection, ... ?

Je ferais signer à tous les acteurs – éleveurs, chasseurs, industriels, laboratoires et associations – des accords de cohabitation durable, intégrant :

  • compensations financières pour les éleveurs affectés par la présence de prédateurs,
  • pratiques agricoles respectueuses pour les pollinisateurs,
  • interdiction des pratiques destructrices dans les laboratoires et par les chasseurs,
  • création de zones protégées pour la faune et la flore.

- Vous gagnez le (très) gros lot au loto : quelle(s) association(s) de protection mettez-vous définitivement à l'abri du besoin ?

FERUS, LPO et ASPAS bénéficieraient d’un financement permanent, afin de poursuivre sans contraintes financières leur action de protection de la faune sauvage, des habitats naturels et de la sensibilisation du public en France et à l’international.

- Ministre de la propagande sous un régime dictatorial, vous avez la possibilité de réécrire l'histoire (suppression, modification...). Votre choix se porte sur quel événement lié à l'environnement ?

Je réécrirais la chronologie des grandes extinctions et destructions d’habitats, en mettant en évidence les conséquences directes pour les humains et les écosystèmes, pour sensibiliser durablement les générations futures à l’importance de protéger la biodiversité.

- Prestidigitateur, vous savez faire disparaitre un objet à jamais : le fusil de chasse, le pulvérisateur de produits chimiques, le filet de pêche industriel, le fouet de dompteur/dresseur, la tronçonneuse...

Je ferais disparaître le fusil de chasse, symbole des menaces directes sur les grands prédateurs et sur les populations d’animaux sauvages.

- Professeur des écoles, vous avez entre les mains de faire redoubler un élève ad vitam eternam afin qu'il n'ait jamais la possibilité le pouvoir de nuire contre l'environnement une fois adulte :

Si j’avais le pouvoir de faire redoubler un élève ad vitam eternam afin qu’il ne puisse jamais nuire à l’environnement, je choisirais Trump, Bolsonaro et Poutine. Ces dirigeants, par leurs décisions passées ou actuelles, ont pris ou prennent des mesures ayant des conséquences directes sur la déforestation, la protection des espèces et le climat.

  • Trump : pour ses décisions qui ont affaibli les protections environnementales aux États-Unis et favorisé des industries polluantes.
  • Bolsonaro : pour son rôle dans la déforestation massive en Amazonie et la remise en cause de la protection des peuples autochtones et de la biodiversité.
  • Poutine : pour les impacts des activités industrielles et extractives sur les forêts et la biodiversité russe.

Le redoublement éternel est symbolique : il rappelle que la prise de décision politique doit intégrer la protection de la vie sauvage et des écosystèmes.

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