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Par une décision capitale rendue mercredi 3 juin 2026, un an jour pour jour après la vandalisation du domicile de Claire Nouvian, paroxysme des violences déclenchées contre BLOOM en 2025 en amont de la Conférence des Nations Unies sur l’océan à Nice, le tribunal judiciaire de Paris a rendu un jugement consacrant la liberté d’expression et la possibilité pour les défenseurs de l’environnement œuvrant pour l’intérêt général de s’opposer aux activités destructrices, en l’occurrence le chalutage ravageant les aires marines dites « protégées » (AMP). |
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En l’absence de volonté et d’action de l’État pour protéger l’océan, le plus grand bien commun du monde, BLOOM avait appelé la grande distribution, en 2025, à prendre ses responsabilités et à cesser de s’approvisionner en poisson provenant des chalutiers opérant dans les AMP, zones sensibles mais nullement protégées en France. La dénonciation par BLOOM de la destruction à l’œuvre dans les AMP était, et est encore, indispensable étant donné que le chalutage n’y est toujours pas interdit. L’initiative de BLOOM de dresser une « liste rouge » des chalutiers opérant en zones protégées avait déplu aux défenseurs du statu quo et des intérêts industriels au point de lancer contre nous une procédure-bâillon, c’est-à-dire un usage abusif du procès visant à censurer une parole critique, à travers une assignation pour dénigrement délivrée le 19 juin 2025. Cette action, initiée sous l’impulsion du Comité national des pêches maritimes et des élevages marins (CNPMEM), demandait la condamnation de BLOOM au paiement d’une somme disproportionnée de plus d’un million d’euros au titre de préjudices moraux allégués et frais de justice ! Un montant outrancier qui agissait comme un aveu quant à l’objectif de cette procédure-bâillon : mettre BLOOM à terre. Le tribunal a jugé que BLOOM n’avait pas commis d’acte de « dénigrement » à l’encontre du secteur de la pêche et a écarté toutes les accusions portées contre la méthode et les données publiques utilisées par BLOOM, considérées comme des bases factuelles suffisantes pour dénoncer la pratique du chalutage dans les AMP. Car cette procédure-bâillon visait également à remettre en cause le sérieux des travaux scientifiques de BLOOM et de toute la communauté engagée à analyser les actions des navires de pêche à travers le mondeen ayant recours au seul outil permettant – en l’absence de données partagées en transparence par les flottes de pêche – d’évaluer leurs activités en mer : Global Fishing Watch. La charge des lobbies industriels contre la science a échoué. La justice a rappelé la valeur accordée à la liberté d’expression, qui inclut le droit de libre critique, et ce concernant un sujet dont le caractère d’intérêt général n’a pas été remis en question. Ce faisant, le tribunal judiciaire de Paris a écarté les critiques infondées dirigées contre les actions de BLOOM et a condamné une instrumentalisation du droit opérée au profit de la pêche industrielle. Parce qu’ils redoutent l’efficacité de BLOOM depuis des années et qu’ils craignaient qu’Emmanuel Macron arbitre enfin en faveur de l’opinion publique et de la science en annonçant au sommet de l’océan à Nice l’interdiction du chalutage dans les aires marines « protégées », les lobbies industriels se sont déchaînés contre BLOOM comme jamais auparavant. Alors que BLOOM fêtait ses 20 ans d’existence, l’année 2025 a concentré toutes les attaques et toutes les violences contre nous : raids en ligne, sites diffamatoires, usurpation, insultes, intimidation physique et psychologique, sabotages, harcèlement, jusqu’à ce point de non-retour : l’intrusion et la vandalisation au domicile de Claire Nouvian, fondatrice de BLOOM. Ces faits, couplés à la procédure-bâillon intentée contre BLOOM et désormais écartée, donnent à voir l’extrême mobilisation des détracteurs de BLOOM ainsi qu’une stratégie d’action dont la sophistication, la coordination et le professionnalisme, totalement inhabituels pour les lobbies de la pêche, laissent penser à l’intervention d’agences spécialisées en « campagnes négatives ». Ces opérations de communication et de harcèlement menées dans l’objectif de nous « bâillonner », de réduire à néant les contre-pouvoirs et maintenir un statu quo insoutenable, ont fait l’objet d’une plainte de BLOOM auprès du procureur de la République, qui, elle, est toujours en cours. Pour la première fois en vingt ans de combats, BLOOM a eu à se justifier devant la justice. La légitimité de ses actions n’y a été que confirmée : BLOOM en sort victorieuse et plus déterminée encore. La justice a coupé net cette tentative des lobbies d’instaurer, par la peur, le règne du silence. Rendu quelques semaines après une transposition décevante de la directive européenne visant précisément à lutter contre les procédures-bâillons, ce jugement rappelle la nécessité de rester alerte face à ces procédures. |

