Les risques de zoonoses causées par les hantavirus dépendent des activités humaines, notamment celles au contact de la faune sauvage. Et plus la déforestation est grande, plus le risque de transmission est important.
L’hantavirus Andes, qui a causé la mort de trois passagers du bateau de croisière MV Hondius, réveille l’inquiétude d’une nouvelle pandémie. À l’instar des coronavirus, les hantavirus sont en effet responsables de zoonoses, ces maladies transmises par les animaux aux humains.
L’Organisation mondiale de la santé, qui indique régulièrement que la majorité des épidémies sont zoonotiques, se veut rassurante. Ce coup de projecteur sur les hantavirus rappelle néanmoins que les risques de zoonoses dépendent avant tout des activités humaines.
Le virus des Andes est le seul hantavirus pour lequel la transmission entre humains a été documentée, ce qui en fait un candidat sérieux au risque pandémique. Mais il en existe d’autres, responsables de nombreuses zoonoses à travers la planète. « Des centaines de milliers de personnes sont contaminées par des hantavirus chaque année dans le monde et une centaine en France », explique Guillaume Castel, du Centre de biologie pour la gestion des populations à l’Inrae. La France héberge en effet l’hantavirus de Puumala. Il est beaucoup moins fatal que ses cousins américains, avec un risque de mortalité de 0,4 % contre 30 à 40 % en Amérique latine.
Perte de la biodiversité
L’animal à l’origine des transmissions du virus Andes est tout trouvé. Car pour chaque hantavirus, il existe une espèce de rongeur qui sera le principal réservoir du virus. « Chaque hantavirus est associé à une espèce en particulier. Le rat pygmée de rizière à longue queue pour Andes, dans la pointe sud de l’Amérique latine, le campagnol roussâtre pour Puumala dans l’est de la France », précise Guillaume Castel.
L’écologie de l’animal et les pratiques humaines vont ensuite déterminer le risque pour les populations d’être exposées au virus…….
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