Les oiseaux marins, sentinelles de la mer

Série d’été « Océan » 3/5 – Les oiseaux marins sont directement affectés par les changements globaux touchant les océans. Ils sont victimes des différentes pollutions, subissent de plein fouet les effets du réchauffement des eaux… Leur état de santé renseigne les chercheurs sur l’état des mers du globe.

Cet article est extrait de la revue Carnets de science n° 18

Au XIXe siècle, quand les mineurs descendaient extraire le charbon dans les galeries souterraines, ils emportaient un canari dans une cage.

L’oiseau est si sensible aux gaz toxiques que l’arrêt de son chant prévenait les ouvriers d’un taux anormal de méthane aux dépens de l’oxygène : si le volatile s’essoufflait ou cessait de respirer, il fallait remonter fissa à la surface.

Un canari dans la mine de charbon : c’est l’image que David Grémillet, biologiste au Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive (Cefe)1, à Montpellier, emploie pour traduire l’impact direct, sur les oiseaux marins, des changements globaux affectant les océans.

« Quand nous sommes face à la mer, nous ne voyons pas grand-chose, constate le scientifique. À l’instar de la partie émergée de l’iceberg, ces oiseaux nous fournissent une quantité d’informations précieuses sur les écosystèmes marins, difficiles d’accès, dans lesquels ils vivent et se nourrissent. »

Pour les qualifier, les chercheurs utilisent même le terme d’espèces sentinelles. Invités, ces dernières années, à une immense opération de science participative, ces grands voyageurs sont équipés de capteurs et de balises à la faveur de leurs séjours à terre, lors des saisons de reproduction, environ trois à quatre mois de l’année, avec une fidélité inaliénable à leurs lieux de naissance puis de nidification, que l’on appelle « philopatrie ».

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