Le réchauffement de la Méditerranée modifie l’aire de répartition de nombreuses espèces. Une « révolution » des écosystèmes dont une partie de la faune profite, mais que subissent durement plusieurs poissons, coraux et mollusques.
C’est une espèce qui a fait parler d’elle cet été. La presse locale a relaté les méfaits du baliste (Balistes capriscus), surnommé le « poisson mordeur », qui a sévi sur la Côte d’Azur. « Les balistes ont un comportement territorial, voire agressif au moment de la reproduction », explique Thierry Perez, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique, spécialiste de l’écologie marine à l’Institut méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale.
Le baliste fait partie de ces espèces dont l’aire de répartition évolue à la faveur du réchauffement des masses d’eau. Originaire des eaux chaudes de l’Atlantique subtropical et tropical, ce poisson entre dans la Méditerranée par le détroit de Gibraltar et s’établit progressivement dans le bassin méditerranéen. Il suit désormais le mouvement opéré par de nombreuses espèces méridionales et orientales, vers les eaux plus froides du nord et de l’ouest de la Méditerranée. (…)
La suite de l’article sur le site de Reporterre : cliquez ici
Image : Depositphotos.com

