La canicule de juin 2019 est-elle liée au réchauffement climatique ?

Des scientifiques ont pu mesurer l’intensité et la fréquence de vagues de chaleur en juin depuis le début du 20e siècle. Ces phénomènes météo très rares devraient à l’avenir se multiplier.

Une coïncidence. Au moment de la canicule de la dernière semaine de juin 2019, des chercheurs collaborant au World Weather Attribution étaient en congrès à Toulouse. Créée en 2015, cette initiative scientifique vise à étudier très rapidement les événements extrêmes (inondations, sécheresses, tempêtes) afin de déterminer si la hausse des teneurs en gaz à effet de serre peut en être tenue pour responsable au moins partiellement. Les connaissances actuelles ne permettent pas en effet aujourd’hui d’établir avec certitude un lien entre ces catastrophes météo et la hausse des températures mondiales.

Des canicules aussi précoces autour des années 1950

Les climatologues présents au congrès de Toulouse se sont donc retrouvés aux premières loges. Et ils viennent de publier des résultats préliminaires moins d’une semaine après la canicule. Ils ont dans un premier temps défini une moyenne des températures sur 24h et sur trois jours consécutifs, un indicateur qui puisse être comparé avec des mesures effectuées depuis 1901 sur des vagues de chaleur enregistrées en juin. En moyenne en France en cette fin juin 2019, sur 3 jours, la température s’est ainsi élevée à 27,5°C. Les relevés de Météo France ont enregistré des canicules aussi précoces autour des années 1950, en 1976 ainsi que plusieurs autres événements entre 2005 et 2017 (la canicule de 2003 s’étant déroulée en août était hors-jeu). Les chercheurs ont pu ainsi reconstituer l’intensité de ces épisodes….

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photo : En moyenne en France en cette fin juin 2019, sur 3 jours, la température s’est ainsi élevée à 27,5°C. AFP/ARCHIVES – DENIS CHARLET