La Chine peut tenir ses principaux engagements en faveur du climat : rapport du WWF

La Chine a le potentiel technique pour produire 84 pourcent de ses besoins en électricité par le biais de sources renouvelables en 2050.<br />© WWF / Elma Okic

Selon un nouveau rapport du WWF, les engagements de la Chine en faveur de la réduction de ses émissions des gaz à effet de serre et de l’augmentation de la part des combustibles non fossiles dans sa consommation d’énergie primaire peuvent non seulement être tenus, mais ils sont également réalisables d’un point de vue économique et technique. D’après ce rapport, la Chine a le potentiel technique pour produire 84 pourcent de ses besoins en électricité par le biais de sources renouvelables en 2050 – et à un coût bien moindre que si elle continue de se reposer sur le charbon.
 
China’s Future Generation 2.0 du WWF utilise une analyse de l’Institut de recherche sur la transition énergétique (Entri), en modélisant l’offre et la demande énergétique heure par heure d’aujourd’hui à 2050. En incorporant des hypothèses avec des innovations technologiques modérées, le rapport estime que la Chine pourrait tenir les principaux engagements internationaux qu’elle a pris avant les pourparlers de Paris sur le climat, lesquels visent à commencer à diminuer les émissions globales de carbone et à produire 20 pourcent de son énergie primaire à partir de sources de combustibles non fossiles d’ici à 2030. Le rapport illustre également que le charbon pourrait être éliminé du bouquet énergétique de la Chine d’ici à 2050 voire avant cette date.
 
« La Chine à une merveilleuse occasion, ici, dans le cadre des négociations sur le climat des Nations unies, de faire un pas de plus vers un accord fort. Nos données montrent que les objectifs définis par la Chine sont non seulement ambitieux, mais entièrement réalistes », déclare Samantha Smith, Directrice de l’Initiative globale en faveur de l’énergie et du climat. « Cette année, nous nous attendons à ce que les émissions de CO2 de la Chine liées aux énergies stagnent voire diminuent, la poursuite et l’accélération de ces tendances encourageantes étant cruciales pour le futur de la planète. Le rapport rendu public ce jour indique que ce futur est à notre portée, et à un coût moindre par rapport à l’approche actuellement adoptée par le pays. »
 
En plus d’accentuer le développement de sources d’énergie renouvelables, la nation la plus peuplée et la plus énergivore au monde peut dans le même temps poursuivre des stratégies agressives destinées à améliorer le rendement énergétique afin de réduire la demande en électricité. Ces rendements, qui impliquent la mise en place de normes audacieuses pour les appareils et les équipements électriques, peuvent permettre de réduire la consommation d’énergie annuelle quasiment de moitié en 2050.
 
« Ce rapport nous montre ce qu’il est possible d’accomplir. Pour façonner ce futur caractérisé par des rendements énergétiques élevés et fondé sur les énergies renouvelables, la volonté politique est l’ingrédient essentiel », estime Lo Sze Ping, Président-directeur général de WWF-Chine. « Plus tôt le gouvernement chinois enverra des signaux clairs en faveur de la transition énergétique, et plus nous pourrons garantir le développement durable de l’économie chinoise. »
Mettant à jour un rapport datant de 2014, la nouvelle analyse du WWF et de l’Entri aboutit à la conclusion suivante : parvenir à la production de 80 pourcent d’électricité renouvelable est plus que jamais réalisable et bénéfique pour les intérêts économiques chinois. Future Generation 2.0émet des recommandations supplémentaires, qui invitent les dirigeants chinois à :
  • Adopter des nouvelles normes rigoureuses pour les climatiseurs, les chauffe-eau, les moteurs et l’éclairage ;
  • Abandonner les projets de gazéification du charbon ; et
  • Accélérer les réformes du secteur de l’énergie pour optimiser la distribution d’électricité et fixer les prix de l’électricité pour la gestion de la charge de pointe.

 

Ouverture de la COP21 en présence de 150 chefs d'Etats

Conférence des Nations Unies sur le Changement Climatique<br />© WWF France / JOB

Avec leurs discours d’ouverture, ces décideurs ont apporté aux discussions l’impulsion politique et donc donné aux négociateurs le mandat de quitter Paris avec un plan clair qui permette de rattraper le retard pris dans l’action climatique, de protéger les plus vulnérables et de mobiliser des financements à la hauteur des enjeux.

 

Selon Samantha Smith, directrice de l’Initiative mondiale Climat et Énergie du WWF, « Plus important encore, nous avons entendu de la part des chefs d’Etats des paroles fortes et claires rappelant les attentes des pays les plus vulnérables aux impacts du changement climatique doivent être au cœur de l’accord sur lequel la COP21 devra aboutir. Aujourd’hui, pratiquement tous les pays en développement ont souligné que la question de l’équité et de justice seront des points clefs pour débloquer le processus de négociation qui doit mener à l’accord ».

 

Aujourd’hui, c’est l’Inde qui a fait l’annonce la plus forte et pouvant changer la donne en présentant ses plans pour une nouvelle alliance solaire capable de donner accès aux plus démunis à l’énergie solaire. Cette collaboration, qui devrait inclure près de 100 pays et impacter des milliards de personnes, prouve bien que l’on peut à la fois lutter contre le changement climatique et la pauvreté.

 

En bref, l’accord de Paris doit accélérer la transition énergétique qui est en marche grâce au développement des énergies renouvelables, aux engagements pris par le monde économique et à la mobilisation des villes, des territoires et des citoyens.

Le monde est prêt à avancer. Alors que des centaines de manifestations ont réuni des milliers de personnes dans le monde ce weekend, les gouvernements peuvent se sentir soutenus et aller de l’avant. Les choses sérieuses commencent maintenant. »

COP21 : pour un accord mondial juste et ambitieux qui réponde à l'urgence climatique

UN Climate Change Conference<br />© Paris Climat 2015Dès ce dimanche 29 novembre, les décideurs de 195 pays seront réunis à Paris pour parvenir à un accord mondial sur le climat qui soit aligné sur la science et qui permette de réduire suffisamment les émissions de gaz à effet de serre afin de contenir le réchauffement climatique bien en-dessous de 2°C voire 1,5°C. Au-delà de ce seuil, la survie de nombreuses communautés et écosystèmes est menacée et plus particulièrement les récifs coralliens, les glaces arctiques et les îles du Pacifique.

Des études récentes soulignent que la température moyenne mondiale a augmenté de 1°C par rapport à l’ère préindustrielle. Dans le même temps, 2015 est déjà annoncée comme étant l’année la plus chaude jamais enregistrée dans l’histoire.  Ces signaux nous rappellent l’urgence climatique.

Selon Marco Lambertini, directeur général du WWF International, « La science nous alerte sur l’urgence d’agir sur le changement climatique. Nous attendons de la COP21 qu’elle aboutisse à un plan climatique ambitieux pour réduire les émissions de GES, promouvoir les énergies renouvelables, mobiliser les financements annoncés par les pays et protéger les écosystèmes tels que les forêts et les océans qui sont des puits de carbone importants. Sans un tel plan, nous ne pourrons pas faire face au changement climatique et donc assurer un avenir plus sûr pour nous tous. »

Selon Samantha Smith, directrice de l’Initiative mondiale Climat et Énergie du WWF, « Nous sommes désormais dans une course contre la montre et contre la logique implacable du changement climatique. Face à ce constat unanime, nous avons le sentiment que tous les Pays veulent parvenir à un accord à Paris. Ces derniers doivent maintenant s’attaquer aux sujets clés et prendre des décisions concrètes, équitables et alignées sur la science. Si nous voulons maintenir la hausse de la température moyenne mondiale en-dessous de 1,5° C, nous devons agir avant 2020 – en particulier en développant les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique, en mobilisant les appuis financiers et technologiques pour le climat. »

Selon Tasneem Essop, cheffe de la délégation du WWF pour la COP21, « Aucun compromis n’est possible sur le niveau d’ambition nécessaire pour faire face à la crise climatique. Depuis la COP15 qui a eu lieu à Copenhague en 2009, la COP21 constitue un rendez-vous décisif pour le climat. Nous devons donc dès maintenant penser à la suite. Les décisions de Paris doivent acter que le niveau actuel des efforts est le niveau minimum d’ambition à partir duquel l’action climatique devra sans cesse et régulièrement être renforcée pour rattraper notre retard. »

Selon Pierre Cannet, responsable du programme Climat et Energie au WWF France, « La première moitié du chemin a été fait. La question est maintenant de savoir comment les pays, dès la COP21, comptent s’y prendre pour accomplir au plus vite l’autre moitié, dans les délais impartis par la science et l’équité. Relève des objectifs de réduction, mobilisation des financements, reconnaissance de l’adaptation et des dommages : une réponse collective efficace et rapide doit être apportée au niveau mondial pour le climat à Paris. Car la fenêtre d’action se referme à toute vitesse, elle est de 5 à 10 ans.

March4me.org : je marche pour toi et pour le climat

March4me.org<br />© March4me.orgSuite aux attentats tragiques de Paris, un grand nombre de manifestations de la société civile autour de la COP21 ont été interdites en France. Mais partout ailleurs dans le monde, la mobilisation pour le climat s’intensifie. Les 28 et 29 novembre prochains, 57 grandes marches réunissant plusieurs centaines de milliers de personnes seront organisées d’un bout à l’autre de la planète.

Pour les personnes de France ou d’ailleurs qui seraient dans l’incapacité de faire entendre leur voix, FNE, la Fondation Nicolas Hulot, Greenpeace et le WWF lancent aujourd’hui le site www.march4me.org, un dispositif digital permettant de les mettre en lien avec celles qui pourront marcher. Des marcheurs et des marcheuses de tous pays pourront ainsi porter leur message en leur nom.

Plusieurs personnalités du monde artistique (Thomas Dutronc, Angunn, Nolwen Leroy, Audrey Dana et Mélanie Laurent) et de celui des ONG (Nicolas Hulot, Isabelle Autissier et Jean-François Julliard) ont enregistré un message vidéo disponible sur afin d’apporter leur soutien à March4me et demander à des citoyens de marcher pour eux.

Google France apportera également son soutien à l’opération en faisant la promotion de March4me sur ses plateformes (YouTube, Google+) et en relayant l’initiative sur ses différents canaux de communication afin de mobiliser un grand nombre de marcheurs.

Comment ça marche ?

•    #March4me : chaque marcheur « empêché » s’inscrit en téléchargeant sa photo et en indiquant son prénom, la première lettre de son nom et son pays d’origine.
•    #IMarch4U : des citoyens du monde entier s’inscrivent pour représenter un marcheur « empêché » dans l’une des 57 autres marches. Le principe d’inscription sera le même : une photo, le prénom, la première lettre du nom et le pays.

#March4me et #IMarch4U pour relayer et suivre l’opération sur Twitter

Le marcheur est ensuite mis en relation de manière aléatoire avec un autre marcheur, avec lequel il peut échanger. Ces binômes seront ensuite mis en scène dans une galerie du site et un compteur rendra compte de l’ampleur de la mobilisation. Si jamais un marcheur se trouve orphelin parce qu’il manque des marcheurs disponibles sur le site, il pourra partager sa situation sur les réseaux sociaux et les utiliser pour recruter son binôme.

Le jour J, le marcheur est appelé à imprimer le visuel #IMarch4U en y ajoutant le nom de la personne qu’il représente. Un kit complet est disponible en ligne une fois que la mise en relation a eu lieu.

En complément de March4me, dès maintenant et jusqu’à la fin de la COP21, chacun est invité à arborer, à relayer, à afficher un cœur vert, symbole de son engagement pour le climat. Epinglé sur la poitrine, porté en brassard ou publié sur les réseaux sociaux, le coeur « solidarité climat » se décline de multiples façons.
 
Avec le soutien de :
A Rocha – Action contre la faim – Agir pour l’environnement  – Bloom Care – CLER – réseau pour la t ransition énergétique – Coordination eau Ile de France – Ddoogle – Effet de serre toi-même ! – Etudiants Pacifistes Internationaux – Fondation France Libertés – G200 assemblées citoyennes mondiales – Humanité et biodiversité – Mouvement pour une alternative non-violente – Oxfam – Scouts Guides de France – Solidarité étudiante – Varec’h – Women in action

 

L'Exposition des Creative Awards présente au Bourget pendant la COP21

Pandarévolution<br />© Pierre Gaudoin / Céline Lentz / WWF France

Du 1er au 11 décembre, le WWF et l’imprimeur SAXOPRINT proposeront l’exposition des Creative Awards, une exposition informative et pédagogique, sur le stand C49 des espaces Générations climat au Bourget afin de sensibiliser le grand public aux enjeux du changement climatique. Cette espace dédié aux activités et à l’expression de la société civile sera ouvert chaque jour de la Conférence mondiale pour le Climat (COP21) à partir du 1er décembre (excepté le 6 décembre).
 

 « Notre planète s’échauffe anormalement. Les signes du changement climatique sont visibles : inondations, désertification, disparition d’espèces animales… Avec des messages simples et la force des visuels de la première édition des Creative Awards, nous avons souhaité sensibiliser le public aux enjeux du dérèglement climatique qui sont au centre de la conférence mondiale pour le climat », explique Isabelle Autissier, Présidente du WWF France.
 

Les activités humaines libèrent actuellement 25 milliards de tonnes de CO2 par an dans l’atmosphère. La combustion du pétrole y participe pour 35,2 %, le charbon pour 32 % et le gaz naturel pour 12,8 %. Les 20 % restants sont produits lors des défrichages massifs des forêts équatoriales. Depuis 1990, les émissions mondiales de gaz à effet de serre ont augmenté de près de 40 %. 
 

Composée d’une partie visuelle et d’une partie pédagogique, cette exposition interpelle les visiteurs sur la nécessité d’une action urgente.

La partie visuelle rassemble  les  créations publicitaires primées lors de la première édition du concours  « Creative Awards by SAXOPRINT » organisée en 2015, au profit du WWF France. Les 10 créations primées de l’édition 2015 sont présentées  dans le cadre de cette exposition dont la campagne « PANDAREVOLUTION », de Pierre Gaudoin et Céline Lentz, premier prix du concours.  
La seconde étape de l’exposition explique, quant à elle, de manière pédagogique  les facteurs et phénomènes liés au changement  climatique : les gaz à effet de serre, le rôle des océans comme régulateur climatique, les liens entre climat et biodiversité, les interactions forêt et climat, l’urbanisation planétaire…  
 

Les prévisions les plus alarmistes prévoient une augmentation de 6°C des températures d’ici 2050. Afin d’éviter que la hausse des températures n’entraîne un emballement climatique irréversible, il est nécessaire de restreindre cette augmentation en dessous des 2°C en 2050. 

 

Informations pratiques exposition « Creative Awards by SAXOPRINT »

Entrée libre – espaces Générations climat – Stand C49 

Du 1er au 11 décembre 2015 (sauf le 6 décembre) – de 10h30 à 19h00

Accessibilité du site Paris-Le Bourget (RER : Le Bourget ou Ligne 7 : Fort d’Aubervilliers, des navettes seront ensuite à disposition)

Journée dédiée à l’éducation le 4 décembre 

Pascal Canfin, nommé Directeur général du WWF France

Pascal Canfin<br />© Sherif Scouri / WWF FranceAprès avis unanime du Conseil d’Administration du WWF France et en accord avec la Direction générale du WWF International, Isabelle Autissier, présidente du WWF France a décidé d’appeler Pascal Canfin au poste de Directeur du WWF en France.
 
« Parmi une liste d’excellents candidats, Pascal m’est sans conteste apparu comme celui qui emmènerait au plus haut notre organisation. Son parcours et son action témoignent évidemment de sa détermination à faire progresser la cause de l’environnement. Ses réseaux tant dans la société civile que parmi les acteurs économiques et politiques, sa connaissance des processus législatifs tant en France qu’en Europe renforceront notre efficacité, notre rayonnement et notre intégration au réseau du WWF» affirme Isabelle Autissier.
 
Né le 22 août 1974 à Arras, diplômé de Sciences Politiques à Bordeaux et ainsi qu’à l’Université de Newcastle, Pascal Canfin est tout d’abord consultant en ressources humaines puis journaliste chez Alternatives Economiques (2003-2009), où il se spécialise notamment sur la question de la responsabilité sociale des entreprises. De 2005 à 2009, il préside en outre la commission économique et sociale d’Europe Ecologie – Les Verts, parti auprès duquel il est engagé depuis 2001.
 
Lors de ses mandats de député européen de juin 2009 à mai 2012 et de mai à juillet 2014, Pascal Canfin négocie plusieurs textes liés à la réforme financière, que ce soit sur la régulation des fonds spéculatifs ou l’encadrement des bonus des banques. Egalement rapporteur du Parlement sur les textes encadrant la spéculation sur les actions et les dettes d’Etat, il est l’un des principaux acteurs de l’interdiction des produits financiers utilisés pour spéculer contre les Etats en novembre 2011.
 
En juin 2010, il est à l’initiative du lancement d’un appel à la société civile d’une centaine de députés européens pour la création d’une ONG pouvant apporter une contre-expertise sur les activités menées sur les marchés financiers, une démarche amenant à la création de  l’ONG Finance Watch
 
Le 16 mai 2012, Pascal Canfin, quitte le Parlement européen lorsqu’il est nommé  par François Hollande ministre délégué au Développement auprès du ministre des Affaires étrangères en France dans le gouvernement de Jean-Marc Ayrault. Dès son arrivée en poste, il n’envisage la politique de développement du gouvernement qu’étroitement liée aux objectifs de développement durable. Les projets entrepris sous l’égide de l’Agence française de développement (AFD) connaissent de fait un tournant dès la première année de son mandat : les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique font, à titre d’exemple, désormais partis des priorités des investissements de l’AFD. Il donnera également l’impulsion du premier projet de loi d’orientation et de programmation sur le développement et la solidarité internationale adopté par l’Assemblée Nationale dès sa première lecture.
 
De juillet 2014 à décembre 2015, il est Conseiller principal pour le climat du World Resources Institute (WRI), think tank américain classé comme le plus influent au monde sur les questions environnementales, dans le cadre de la préparation de la Conférence mondiale de Paris sur le Climat. À ce titre il copréside avec Alain Grandjean la Commission pour les financements innovants en faveur du climat mise en place par le président de la République française et, le 18 juin 2015, remet un rapport intitulé « Mobiliser les financements pour le climat ».
 
Pascal Canfin est enfin l’auteur d’une dizaine d’ouvrages traitant de l’écologie parmi lesquels : L’économie verte expliquée à ceux qui n’y croient pas ; Le contrat écologique pour l’Europe ; Notre défi: inventer un développement social et durable ou encore Climat : 30 questions pour comprendre la Conférence de Paris (éditions Les Petits Matins, 2015).
 
« Il y a plusieurs façon d’être utile en politique. Apartisan et disposant d’une présence mondiale, le réseau WWF dispose de cette capacité à intégrer la complexité de chaque pays, de chaque situation pour défendre une cause commune et trouver des solutions. Il dispose en outre d’une aptitude à trouver des concepts permettant de sensibiliser et d’expliquer au plus grand nombre des problématiques environnementales diverses. A mes yeux, l’écologie est l’humanisme du XXIeme siècle. Nous sommes à ce jour face à des enjeux de civilisation et de paix, et je suis convaincu qu’avec le WWF nous parviendrons à faire bouger les lignes », conclut-il.
 
En fonction à compter du 5 janvier, Pascal Canfin présentera la feuille de route et les ambitions du WWF France pour 2016 lors d’une conférence de presse au cours de la 2eme semaine de janvier.

Privés de marche pour le climat, les Français appellent le reste du monde à marcher en leur nom

Le site www.march4me.org organisera ainsi la mise en relation entre les marcheurs © WWF France / Nina Munn » border= »0″ align= »left » hspace= »4″ vspace= »2″ />

Pour la Coalition Climat 21, FNE, la Fondation Nicolas Hulot, Greenpeace et le WWF lancent MARCH4ME (MARCHE POUR MOI) : un dispositif digital exceptionnel soutenu par Facebook pour mettre en relation les Français avec les marcheurs du monde entier.

L’action pour le climat est gage de solidarité, de stabilité et de paix. Aujourd’hui, alors qu’elle est plus que jamais nécessaire, les citoyens, en France et notamment à Paris, sont dans l’incapacité de participer à la Marche pour le Climat. Grand moment de mobilisation planétaire pour montrer la détermination des citoyens à résoudre la crise climatique, et inviter les chefs d’Etat à entrer dans l’histoire, en engageant le monde dans une réponse collective à la hauteur du défi climatique.

Parce que les attentats de ces derniers jours ont démontré l’incroyable capacité de mobilisation et de solidarité à travers la planète, parce que des citoyens, dans 57 villes, ont envie que nous marchions à leur côté même symboliquement, de New-York à Rio en passant par le Cap il y aura un marcheur français ! Rendez-vous sur WWW.MARCH4ME.ORG dès le 25 novembre.

Dans le cadre de la Coalition Climat 21, de nombreuses organisations dont FNE, la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme, Greenpeace et le WWF lanceront mercredi 25 novembre MARCH4ME.ORG. Un dispositif inédit, soutenu par Facebook, pour organiser la mise en relation des Français qui auraient aimé marcher à Paris et dans certaines grandes villes, avec tous ceux qui marcheront en Amérique, en Afrique, en Asie, en Europe … Ces derniers représenteront les marcheurs français en ligne et pourront arborer leurs photos et prénoms dans les défilés.
 

Le site www.march4me.org organisera ainsi la mise en relation entre les marcheurs « empêchés » et ceux qui pourront défiler

● D’un côté, chaque marcheur « empêché » pourra s’inscrire en téléchargeant sa photo et en indiquant son prénom, e la première lettre de son nom et son pays d’origine.

● De l’autre côté, des citoyens du monde entier pourront offrir de représenter un marcheur « empêché » dans l’une des 57 autres marches. Le principe d’inscription sera le même : une photo, le prénom, la première lettre du nom et le pays.

 

Le marcheur sera ensuite mis en relation de manière aléatoire avec un autre marcheur, avec lequel il pourra échanger, former un binôme pour le climat et devenir ami. Ces binômes seront ensuite mis en scène dans une galerie site et un compteur rendra compte de l’ampleur de la mobilisation. Si jamais un marcheur se trouve orphelin parce qu’il manque des marcheurs disponibles sur le site, il pourra partager sa situation sur les réseaux sociaux et les utiliser pour recruter son binôme.

 

Plus largement, MARCH4ME s’adresse à toutes les autres personnes ne pouvant pas marcher (pays où il n’y a pas de marches notamment…) : ils pourront virtuellement porter le message de leur engagement et collaborer à la construction d’un vaste mouvement international pour le climat De nombreuses personnalités se mobilisent d’ores et déjà pour participer et faire connaître le dispositif. 

 

Sur Twitter, chacun pourra relayer et suivre l’opération grâce aux hashtags #March4me et #IMarch4U. Et sur Facebook, chacun pour partager son expérience et témoigner de son engagement.

Vers un renforcement des contrôles et de la transparence de la flotte de pêche lointaine de l'UE

La proposition de la Commission européenne vient renforcer l'engagement de l'UE à lutter contre la pêche illicite dans le monde.<br />© WWF-US / James Morgan

La Commission européenne a proposé le 18 novembre un règlement révisé qui concerne plus de 15 000 navires de pêche de l’UE opérant en dehors des eaux de l’Union et qui sera conforme à la législation actuelle en matière de lutte contre la pêche illicite et à la réforme de la politique commune de la pêche.  

 

Environmental Justice Foundation (EJF), Oceana, Pew Charitable Trusts et WWF saluent la proposition publiée aujourd’hui par la Commission européenne visant à corriger les failles du règlement relatif à la flotte de pêche lointaine de l’Union européenne (UE). 

 

« La proposition de la Commission européenne vient renforcer l’engagement de l’UE à lutter contre la pêche illicite dans le monde », déclare María José Cornax, directrice de la campagne Pêche d’Oceana en Europe. « Nous saluons l’initiative de créer un registre public de transparence destiné à en finir avec le secret qui entoure depuis des années les activités de la flotte en dehors des eaux européennes. Nous nous réjouissons également de la décision d’inclure les accords que les entreprises de pêche de l’UE signent unilatéralement avec des États côtiers, principalement dans les pays en développement (accords privés et d’affrètement). Il est important que l’ensemble de la flotte européenne de pêche lointaine soit transparente, responsable et durable, et cela vaut aussi pour les navires qui pêchent dans le cadre d’accords privé ».

 

La Commission propose une révision du règlement de 2008 relatif aux autorisations pour les activités de pêche, qui fixe les normes pour les flottes de pêche de l’UE opérant sur tous les océans du globe. Si elle est adoptée, cette révision permettrait de mettre le règlement relatif aux autorisations pour les activités de pêche en conformité avec la législation stricte introduite par l’UE en 2010 pour restreindre la pêche illicite. Il respecterait également les dispositions légales relatives aux pêcheries hors UE de la nouvelle politique commune de la pêche. La proposition imposerait pour la première fois l’inscription des navires dans une base de données ou un registre publics, et elle les obligerait à respecter les normes européennes en matière de gestion de la pêche, ainsi que la réglementation liée aux accords privés et d’affrètement. 

 

La proposition s’attaque notamment au problème du « repavillonage ». Il est reconnu que certains opérateurs de l’UE ont troqué souvent et à de multiples reprises le pavillon de leur navire contre le pavillon d’États non membres de l’UE, notamment des pays qui ne luttent pas contre la pêche illicite. Ces opérateurs ont ensuite eu la possibilité de repavilloner leur navire dans l’UE et de bénéficier ainsi des accords d’accès et des subventions de l’UE. La Commission européenne cherche à empêcher les navires de se livrer à ces pratiques et elle a pour projet d’imposer les numéros de l’Organisation maritime internationale (OMI) lorsque ses navires opèrent en dehors des eaux de l’UE.

 

Plus de 15 000 navires pratiquent des activités de pêche lointaine dans le cadre du règlement relatif aux autorisations pour les activités de pêche, à travers de nombreux accords tels que les accords d’accès entre l’UE et des pays tiers, ou des accords privés et d’affrètement conclus directement entre des citoyens ou des entreprises privées de l’UE, d’une part, et des autorités ou des entreprises de pays côtiers, d’autre part. Le nombre total de navires pêchant au titre du règlement relatif aux autorisations pour les activités de pêche, leurs noms, ainsi que le moment et le site de leurs opérations n’avaient pas été dévoilés publiquement jusqu’à ce que les ONG EJF, Oceana et WWF lancent, il y a peu, le site whofishesfar.org

 

Isabelle Autissier, Présidente du WWF France,  indique : « L’UE a déjà montré sa détermination à faire disparaître le commerce de produits issus de la pêche illicite dans l’UE. Si elle veut conserver sa crédibilité, elle doit déployer un effort similaire pour garantir la mise en place de mesures strictes visant à empêcher les opérateurs de l’UE de se livrer à toute forme d’activité illicite en dehors des eaux de l’UE. Pour y parvenir, elle doit corriger toutes les failles de l’actuel règlement relatif aux autorisations pour les activités de pêche. » 

Annulation des mobilisations sur le climat des 29 novembre et 12 décembre

Marche Climat, Paris, 21 septembre 2014<br />© WWF France / Nina Munn

Le gouvernement français a annoncé que les mobilisations prévues les 29 novembre et 12 décembre prochains à Paris pour la COP21 ne pourraient avoir lieu, compte tenu du contexte actuel.
 

« Même si nous pouvons regretter que les mobilisations prévues en extérieur soient annulées, nous sommes conscients de la situation difficile à laquelle les autorités doivent faire face actuellement. » a déclaré Pierre Cannet, responsable du programme Climat et Energie au WWF France. 
 

« Pour pouvoir peser sur les négociations et faire entendre l’urgence climatique, une voix forte de la société civile est essentielle. 

Nous travaillons actuellement, au sein de la Coalition Climat 21, à d’autres formes créatives pour mobiliser les citoyens avant, pendant et après la COP21 en toute sécurité. 

Aussi, nous nous appuierons sur les mobilisations de la société civile à travers le monde pour faire entendre la voix des citoyens. Près de 57 marches, et plus de 2000 évènements sont prévus pour le weekend du 28 et 29 novembre dans les capitales du monde entier. »

Retrouvez le communiqué de presse de la Coalition Climat 21 en ligne.

Accord de l'OCDE : une restriction insuffisante des soutiens publics au charbon


L'accord a été affaibli à la dernière minute par des pays pro-charbon.<br />© © WWF US / Julie Pudlowski

Hier, à deux semaines de la COP21, les pays de l’OCDE sont parvenus à un accord limitant les soutiens publics aux centrales à charbon à travers leurs agences de crédit à l’export. Cet accord  rend inéligible à ces types de soutiens une très grande partie des projets de centrales à charbon au niveau mondial. C’est un pas important, mais qui est insuffisant  pour contenir la hausse de la température moyenne mondiale en-dessous de 2°C.

 

Cet accord mettra donc fin aux crédits à l’export pour les centrales les moins « performantes » sur le plan technologique et prendra effet au 1er janvier 2017 avec une révision en 2019. Entre 2007 et 2014, les crédits à l’export des pays de l’OCDE pour le charbon ont représenté 34 milliards de dollars – 4,3 milliards de dollars par an – soit presque la moitié des soutiens publics à cette énergie fossile au niveau international. 

 

L’accord des pays de l’OCDE qui a été acté hier après presque deux ans de négociations n’est pas à la hauteur des enjeux puisqu’ il n’impose pas une interdiction totale des soutiens publics aux centrales à charbon et n’inclut pas les mines de charbon et les infrastructures qui y sont liées. Toute nouvelle centrale à charbon, quelle qu’elle soit, ne peut être compatible avec le scénario des 2°C de l’Agence internationale de l’énergie. 

 

L’accord a été affaibli à la dernière minute par des pays pro-charbon tels que l’Australie et la Corée du Sud. Il contient, d’une manière générale, une dérogation pour les soutiens aux centrales à charbon les plus « performantes » et, pour les pays les plus pauvres, la possibilité de soutiens pour les centrales les moins « performantes ».

 

Selon Sébastien Godinot, économiste au bureau des Politiques européennes du WWF, « A cause de divergences internes l’Europe a été incapable de prendre la tête de ces négociations. Nous déplorons notamment le rôle contreproductif joué par l’Allemagne, la République tchèque, la Slovaquie et la Pologne. Le cas de l’Allemagne, qui prétend être un « champion climatique », montre clairement comment les intérêts industriels ont pris le pas sur les engagements climatiques. Il est regrettable que la position de la France n’ait pas été suivie par d’autres pays : en mettant un terme à tout crédit à l’export pour les centrales à charbon, la France est le seul pays aligné sur l’objectif des 2°C. »

 

Selon Isabelle Laudon, responsable des Politiques publiques au WWF France, « Cet accord est un coup dur pour le lobby de l’industrie du charbon et force la main de plusieurs Etats comme l’Australie, la Corée, le Japon ou la Pologne. Il envoie un signal supplémentaire aux investisseurs sur la réduction des soutiens financiers au charbon dans le monde. Le WWF va suivre de près sa mise en œuvre pour obtenir encore quelques améliorations. ».