Entretien exclusif avec Vincent Munier pour la sortie de son film « le chant des forêts »
Il nous parle avec émotion de la transmission d’une passion pour la nature de père en fils, des affûts qui ont changé sa vie, et de ce qu’il souhaite révéler de la beauté du vivant à travers cette œuvre profondément sensible.
Dans ce nouveau film, Vincent Munier propose un véritable voyage, accompagné de son père et de son fils.
» C’est une invitation à venir dans notre intimité, à être à côté de nous, sous le sapin, et écouter, tenter d’observer. Il y a un mélange d’histoire familiale, évidemment, et une histoire de transmission. Ce qui m’affecte le plus, c’est le cruel manque de sensibilité dans notre monde, de poésie aussi. Et là, j’essaie de le partager avec vous en vous amenant à l’affût.Par le passé, je n’étais pas trop fan de montrer ma famille dans mes films, mais là, j’ai senti que c’était le moment. Mon père est en train tout doucement de s’éteindre, il approche les 80 ans. Il m’a tellement donné. Je me dis que j’ai eu une chance phénoménale de grandir avec des parents comme ça. Il ne faut pas oublier ma mère qui était vraiment un pilier de la famille.Mon père était un fou passionné de nature, écologiste (le mot n’existait presque pas à son époque) mais un amoureux du grand dehors, et ce n’est pas donné à tout le monde. À 12 ans, ma vie a basculé grâce à lui. En me mettant à l’affût dans la forêt près de chez moi, j’ai vu un chevreuil, tout près. C’était un moment tellement puissant pour l’enfant que j’étais, que mon chemin de vie a basculé »,
témoigne Vincent Munier….
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