Profitant du sommet sur les océans à Nice, plusieurs pêcheurs ont fait le déplacement depuis l’Afrique pour dénoncer la surpêche des Européens. Un « crime », selon eux.
Ils et elles sont l’envers de notre système alimentaire mondialisé. La face cachée de nos soirées sushis, le dessous tragique des barquettes de saumon qui inondent nos supermarchés. Pêcheurs, transformatrices de poissons, activistes… Originaires de Gambie, de Mauritanie et du Sénégal, ils sont venus à Nice, où se tient la troisième Conférence des Nations unies sur l’océan (Unoc), pour protester contre la prédation étrangère de leurs ressources marines.
La voix d’Ibrahima Ba est grave, son ton assuré. « Le poisson que vous mangez, c’est du poisson volé », fustige-t-il. Facilitateur du Comité international pour la promotion de la cogestion des pêches en Mauritanie, dont il est originaire, il est venu à l’Unoc avec le soutien de l’association CCFD-Terre solidaire. À ce sommet où défilent chefs d’État, délégués et représentants d’associations, il entend porter la voix des communautés de pêcheurs traditionnels d’Afrique de l’Ouest, qui comptent parmi les premières victimes de la pêche industrielle….
L’article complet sur Reporterre
Photo : De g.à d. : Bekaye sy Samba, Mustapha Manneh, Mansour Boidaha, Diaba Diop et Prya Thedyam, à Nice, le 10 juin 2025. Ils viennent respectivement de Mauritanie, Gambie, Mauritanie, Sénégal et Thaïlande. – © Laurent Carré / Reporterre

